Dark death symphonique
Généralement quand on pense au metal de la république tchèque nous viennent en tête des images d’abattoirs aux grinds malsains. Ador Dorath va nuancer ces appréhenssions, et de quelle manière !
Il serait vraiment injuste que le groupe passe inaperçut avec un tel album.
Recherché et subtil « Symbols » mèle l’émotion des metal symphonique (After forever, Thalarion) à la force des dark death puissants et alambiqués (Septic flesh, Symbiosis, Augury). Une fusion d’extrêmes dont la réussite souligne une rare maturité. En effet la bipolarité de cet album veut qu’aucune concession soit faite à l’autre.
Le lyrisme de la chanteuse dont le timbre peut faire penser à celui de Tarja (Ex-Nightwish), en plus gothique et moins heavy, accompagne de subtiles touches de violoncelles des plus ensorcelantes ainsi que des nappes de clavier à l’harmonie remarquable.
Ainsi la vague de douceur va à la rencontre d’un tumultueux dark death au jeu de batterie aggressif qui soutien une basse très présente et délicieusement inventive (slaps et explorations indépendantes de la guitare).
Une expression musicale exceptionnelle de par sa qualité dont on ne peut regretter que de voir une guitare se contenter de la simple rythmique.
Mais surtout le défaut majeur de cette œuvre vient du peu d’émotions qu’elle colporte!
Sans les paroles il est strictement impossible d’imaginer de quoi parlent les différents titres, un grand manque pour un groupe symphonique, qui juste à cause de cela ne peut préntendre rivaliser avec les grandes références du genre.
Alors « Symbols » devra se contenter d’un « excellent ».
Un superbe album pour ceux qui apprécient la puissance tout autant que le metal symphonique ceux-ci trouveront en « Symbols » le compromis idéal entre les deux.
Darkgrinder
1.Rosa
2.V.I.T.R.I.O.L.
3.Earth
4.River
5.Desert
6.Mountain
7.Balance
8.Limits
9.Nine
10.Island (bonus)