(Dark death thrash)
Si il y a quelque chose de rare chez moi, c’est bien qu’une première écoute me laisse sur l’arrière train. Et là j’ai vraiment été soufflé par le sens de la mesure de Tears in vain.
Pas d’introduction, d’emblée « Archaic modern pathology » nous scotche, l’inventivité de « Cold souls » fait pulser nos veines au même rythme que son flux. Chaque instant sublime le précédent par la mise en place de ce qu’il faut là où il faut, les changements de rythmes sont vifs et la formation joue tant de créativités sur le sens rythmique que ses chapelets de notes sont beaux et rapides.
Et tous les titres sont ainsi, bon ok, j’exagère un peu, le premier titre reste tout de même le joyau de cet album. Mais le fait est qu’étant donné le naturel et la logique des morceaux l’auditeur ne perd pas la tête et est forcé de se laisser entrainer par la musicalité des titres.
Et malgré cela rien n’est téléphoné d’avance, « Archaic modern pathology » surprend et force à l’attention.
Ce cd allie intensité à un sens de rare de la mélodie. Chaque passage est inspiré par cette alchimie d’une grande précision et en ressort agressivité, moments lourds ou mélodiques ; un pur moment de découverte.
Evidemment pour arriver à ce résultat le niveau technique de ces musiciens d’Essonne est élevé et si chant est modérément puissant, il compense par son dynamisme et bipolarité, death/thrash et hard-core/hurlé
Forçons nous à critiquer pour en retirer une ombre :
Les fines bouches diront que ça manque de folies.
Et le son de caisse claire est tel qu’on dirait que le batteur tape sur des boites d’allumettes.
Hormis ça le son est bon et les balances laissent s’exprimer chaque instruments.
« Archaic modern pathology » devrait propulser Tears in vain comme une référence du death thrash français.
Darkgrinder
1.Cold souls
2.End times
3.Mansions of silence
4.All out hope
5.Entirety doubt
6.Love & hate