Daath, c’est tout simplement une expérience assez spéciale. Le groupe sort son deuxième opus sous la joute du label Roadrunner, mais en plus de ça, il a été produit par James Murphy, ce fameux guitariste qui a joué avec des groupes comme Testament, Obituary, ou encore Death. Cette grosse production est également due à l’énorme son d’Andy Sneap (Megadeth, Arch Enemy, Cradle Of Filth).
Daath, c’est du death qui puise ses mélodies dans le patrimoine scandinave. Les titres sont annihilés par une ambiance très sombre. Normal, puisque le principe de Daath repose sur l’arbre de la vie et de la mort. Chaque titre est en quelque sorte une partie de ce dernier, qui étend les principes de l’évolution des choses à travers leur musique. Une musique finalement ésotérique qui est renforcée par des notes de piano mortifères.
L’esprit de l’homme ainsi que son cycle de vie et sa torture éternelle se traduisent par les mélodies et les paroles de Daath.
Mais attention, Daath c’est avant tout du death et reste agressif à souhait. Les riffs ne manquent pas d’être parfois très saccadés ou même rapides, boostés par une batterie qui blast et qui change de rythme à tout va. Des influences thrash ? Sûrement. Le son de cette double pédale est excellent. Les chansons se montrent également progressives, liant évidemment un côté technique indéniable. Ces musiciens sont très bons. On trouve également un solo de qualité joué par James Murphy lui-même.
Passages lents, passages rapides, passages lourds… On retrouve toutes choses. A noter les éléments électro qui rajoutent de l’originalité et une autre dimension à cette musique. Daath a le mérite de plonger l’esprit dans une sorte de transe terriblement puissante et occulte. Une exploration à ne pas manquer.
Lynn
1. Subterfuge
2. From The Blind
3. Cosmic Forge
4. Sightless
5. Under A Somber Sign
6. Ovum
7. Festival Mass Soulform
8. Above Lucium
9. Who Will Take The Blame?
10. War Born (Tri-adverserenade)
11. Dead On The Dance Floor
12. Blessed Through Misery
13. The Hinderers