Machine Head, un groupe de renommée sûre que je ne vous présenterai plus ! Voilà maintenant 13 ans que ce groupe culte a sorti « Burn My Eyes ». Mais malgré tout ce temps, il fut difficile d’arriver à la cheville d’un tel album. Des hauts, des bas, Machine Head a toujours plus ou moins gardé la face, même si une partie de leurs fans les avait lâchés, notamment à partir de la période de « Burning Red » et « Supercharger ». En 2004, ils font un retour en force avec un titre assassin : « Imperium », de l’album « Through the Ashes of Empires ». 2007 : Un nouvel album pour Machine Head ? On est carrément confiant.
« The Blackening » s’impose déjà avec une pochette très sombre, de couleur noire illustrée par un vieux dessin assez occulte qui manifestement traduirait puissance et haine. Que du bon.
Comment expliquer clairement à quel point cet album est une tuerie ? Vous le comprendrez de vous-même rien qu’à l’écoute du premier titre.
Machine Head a bossé sur ce Blackening, mais quand je dis bosser, ce n’est pas seulement poser quelques techniques dans un amas de puissants riffs, mais c’est savoir calculer, mais calculer grâce à un feeling de roi. Cet album est parfaitement composé, parfaitement accouplé, de façon profonde et puissante. Robb Flynn et Phil Demmel nous ont sorti des riffs plus excellentissimes les uns que les autres. Nos musiciens ont décidemment mis tout leur génie dans cet album, et ont sorti toute la hargne et la haine qu’ils avaient, sans jugement aucun, parfois mis de côté ces dernières années.
Machine Head a composé des titres à la puissance extrême, dans un thrash excellemment énergique. Des ribambelles de riffs à en faire pâlir plus d’un et à ne plus s’y retrouver, mais pourtant on s’en imprègne sans en perdre une miette. Ils feraient comprendre à un newbie la puissance du metal. C’est aussi des solos complètement cinglés et rapides à souhait, bien placés dans une dynamique constante. Inutile de dire que le jeu de batterie de Dave McClain joue un rôle prépondérant, comme toujours. Une technique et une façon de taper sur ses tomes sans pareil, qui donne ce côté thrash pêchu si connu de Machine Head.
L’influence du heavy metal est toujours présente dans les mélodies des riffs, ce qui permet de garder justement cet équilibre avec les passages lourds et plus légers sur lesquels l’organe de Robb Flynn trouve sa place en jonglant entre une voix ultra puissante, mais également plus claire.
Toujours plus d’harmoniques, de puissance, de rage, de haine, de guitares effrénées dans des rythmes rapides ou lourds, des mélodies prenantes …. « The Blackening » va s’emparer de vos tripes pendant toute la durée de l’écoute. Aucune répétition, chaque titre a son identité propre. Des éléments plus modernes, mais aussi des résonances à la Metallica ou à la Pantera, il s’agit là d’une sérieuse claque. D’ailleurs on y trouve un hommage à Dimebag avec « Aesthetics Of Hate » qui file comme des milliers de coups de poings à (je reprends leurs termes) ce « son of a bitch » qui nous l'a volé. Je ne vais pas passer en revue chaque titre de l’album car ma chronique relèverait d’une dissertation. Cependant si vous êtes sceptiques de la chose, écoutez « Beautiful Mourning » et quelques secondes après, oui seulement quelques secondes après, on en reparlera. Définitivement culte.
NB : J’ai évidemment reçu l’édition avec le DVD du making of de l’album. Un moment bien sympathique à passer en compagnie du groupe qui nous explique la composition des morceaux, et cela tout en images. Et comme le dit si bien Adam Duce, « On ressent l’album profondément, et si on le ressent profondément, les fans aussi le ressenteront profondément ». Super busy metal mayhem !
Lynn
1. Clenching The Fists Of Dissent
2. Beautiful Mourning
3. Aesthtics Of Hate
4. Now I Lay Thee Down
5. Slanderous
6. Halo
7. Wolves
8. A Farewell To Arms
9. Battery (bonus)