(Doom thrash experimental)
Il y avait longtemps qu’un groupe ne nous avait pas pondu un album dont la seule réelle satisfaction qu’on puisse en tirer était le silence qui se présente à sa fin. Mais c’est malgré tout trop tôt que cela arriva, sous les traits de ce « In search of light ». Les termes clefs qui définissent Aabsinthe sont lourdeurs, longueurs et cassures ; « In search of light » s’étale donc sur des riffs souvent douteux pendant de très très longues minutes pour d’un coup changer complètement de rythme et s’exciter 30 secondes. Le groupe a quelques bonnes idées mais elles sont tellement noyées dans le magma amorphe de leur musique (et leur son n’arrange rien) qu’on n’arrive même plus à les espérer. Il faudrait épurer les morceaux pour n’en garder que le meilleur au lieu d’étendre encore et encore. Sur cet album on subit un jeu extrêment monotones, les riffs restent confinés dans une gamme sonore beaucoup trop étriquée. Les envolés, et il y en a, sont beaucoup trop rares et trop courtes. Même le chant se traine sur les même ondes de bout en bout, c’est 65 longues minutes de gavage profond. Aabsinthe peut faire penser à Winter dans ses parties doom mais est moins porteur sur le plan émotionnel. Et bien que plus varié que ce dernier, Aabsinthe est vraiment saoulant (désolé c’etait plus fort que moi).
Darkgrinder
1.A darkened sky
2.Deadleaves
3.Fragments
4.Gravity leads to dark places
5.Bitter wrath
6.In search of light
7.A long walk to touch the sun