NOTE:14/20
(Metal expérimental) Ici pas de chant, pas de mots, rien que de l’instrumental. Ce sont les guitares qui s’expriment, jouant des mélodies tout à tour aux ambiances chargées d’essences mélodramatiques (l’éveil du sphinx), voir angoissantes (shaman), tout en faisant parler la poudre, car c’est de métal dont il s’agit ici.
Originaire de Cholet, ce groupe français évite plusieurs écueils que l’on rencontre quand il s’agit d’instrumental. Déjà ils n’en font pas de trop, pas de surcharges, de rajouts de pistes qui alourdiraient leurs compos. Ensuite, s’ils n’ont de loin pas la technique d’un Satriani, ou autre shredder de la six cordes, ils manient leurs instruments avec émotion. Enfin, pas de claviers édulcorés qui se rencontrent souvent dans ce style musical. Avec une formation basique (guitares, basse, batterie) ils font passer la sauce et on ne s’ennuie pas.
Même si parfois les solos nécessiteraient plus d’effets de doigt (pull of, hammer, etc.), car les phrasés de guitare sont un tantinet monocorde (et là je cherche la perfection), on plonge avec délice dans leur metal, aux différentes ambiances qui s’emboitent les unes aux autres, variant harmonies et atmosphères diverses. Sur des rythmes lents ou plus enlevés, parfois syncopés, on passe d’instants rageurs à des moments " planants" (de profondeur en immersion), en se laissant porter par un métal qui leur est propre et dont la sensibilité musicale est évidente.
Le son est celui d’une démo de bonne qualité et on écoute ce « De profondeur en immersion » sans se lasser, ce qui est un gage de qualité, car quand il n’y a que de l’instrumental, on peut vite décrocher. Ici ce n’est pas le cas.
olivier no limit
1.L'éveil du sphinx
2.Traversée des sphéres
3.Shaman
4.Aux portes de l'écho
5.Couleurs paradoxales
6.De profondeur en immersion