No return est un groupe qui focalise une certaine attention depuis quelques temps puisqu’il est en train de passer du statut de pilier de l’underground français ( comprenez groupe ayant sorti une tripoté de bons albums mais qui ne rencontre pas le dixième du succès qu’il mérite ), à celui plus envié de révélation européenne. En effet, avec Machinery, No Return signe chez Nuclear Blast pour la distribution à l’étranger ( mais reste signé chez Kodiak Record pour la France).
No return pouvait difficilement offrir une meilleur carte de visite que ce Machinery à tous ceux, trop nombreux, qui ne les connaissaient pas. Il ne faut pas longtemps à la machine pour se mettre en route : un riff sur quatre accords, une double pédale, un cris death et 30 secondes plus tard on est parti sur un thrash made in Bay Area qui copule sauvagement avec du Death. Cependant, si les influences des Slayer et des premiers Metallica sont présentes ( "guitaristiquement" parlant ), il faut bien comprendre que No return roule sa bosse depuis suffisamment longtemps pour pouvoir intégrer à ces morceaux la patte qui fait que No return sonne comme du No Return et pas comme autre chose. Comment ? Et bien en alliant l’efficacité du passé au meilleur du moderne, grâce à l’adjonction de samples discrets mais bien sentis, en osant l’expérimentation comme sur “Disease” ( le meilleur titre de l’album à mon goût ) où des cordes font leur apparition, et aussi en s’inspirant de groupes plus actuels : on peu parfois penser à Fear Factory ( le refrain de “Violator”, “Resurrection" ) et le spectre des géniaux In Flames n’est pas loin non plus.
Et puis il y a le niveau technique des gars : en commençant par cette voix plein d’emphase de Steeve Petit qui balaye tout sur son passage, capable de cris death énormes, mais aussi de passages mélodiques très efficaces. Quand au batteur, il est tout simplement génial ! Je ne suis pas batteur pour un sous donc mon jugement ne sera pas tout à fais précis, n'empêche qu’il a un style que j’adore, alternant rythmes syncopés à la doubles pédales, roulements et il m’a particulièrement troué sur “Disillusion” notamment ... Vous pouvez rajoutez à l’ensemble deux gratteux aux solos très mélodiques et bien fluides et vous avez un CD qui s’impose comme une des meilleures réussites de l’année. Un petit reproche cependant, c’est vrai qu’avec une aussi jolie pochette on était en droit de s’attendre à un plus joli livret, mais bon là c’est vraiment histoire de pinailler.
Bloody
1. Machinery
2. The recycler
3. Violator
4. Synthetic
5. Disillusion
6. Virus
7. Resurrection
8. Disease
9. Dynamo
10. The last act
11. Biomechanoid
12. Secret face (death' s cover)