Sorti en mai 2004, le dernier album de Malleus Maleficarum, Des bibles, des hymnes, des icônes, nous propose un black métal nihiliste dans la veine de Darkthrone, toutes époques confondues. En effet, sur le premier titre, la guitare nous rappelle presque le premier album orienté Death métal de Darkthrone, et l'ambiance générale correspond plus à A blaze in the northern sky ou bien encore Under a funeral moon.
On relève cependant dans cet album un plus grande intensité, grâce à une batterie à la fois rapide et puissante. De plus, bien que le nihilisme caractérise l'intégralité de Des bibles, Des hymes, des icôns, les mélodies et les tempos varient considérablement d'un morceau à l'autre. Autant "Agonie" se rapproche par le rythme de Darkthrone, autant la plupart des autres titres ont un rythme plus proche d'Antaeus. On note également que "La cité des hurlements muets" quitte l'influence de Darkthrone pour se rapprocher de Burzum, notamment par le chant. En plus de ces références, le groupe développe son propre style très sombre mais néanmoins bien produit.
Des bibles, des hymnes, des icônes est donc un album aussi bien marqué par l'influence des créateurs du black que par la diversité qu'apporte le temps. Bien loin de nombreux groupes récents, Malleus Maleficarum arrive à faire renaître l'essence du black métal, non pas en se conformant au passé, mais en apportant une nouvelle fraîcheur comme l'ont fait d'autres groupes, il y a 15 ans.
Burzum
1. Des bibles, des hymnes, des icônes...
2. La chambre des souillures
3. Neurasthénia
4. Souffre en silence
5. Ignorance enivrante
6. Interlude
7. Agonie
8. La cité des hurlements muets
9. Ballet mortuaire
10. Espoir perdu