A PRISON CALLED EARTH - Rise To Octopus (Realistic Tale of a Sprawling City)

Chronique

Pochette de l'album Rise To Octopus (Realistic Tale of a Sprawling City) par A Prison Called Earth
  1. The Wanderer And The Dead City (Intro)
  2. Origins of a Mind Revolution
  3. Reflection / Time Of Change
  4. The Secret Transmission
  5. An Army Of Iconoclastic Robots (Preparing For War)
  6. The Uncovered Conspiracy
  7. Second Revolution
  8. A Premature Elevation
  9. March of the Puppets
  10. The Mechanics of Domination
  11. Ruins And Rebirth
  12. The Mechanical Heart Of The City
  13. A Moment for Eternity
  14. The Black Octopus
  15. Dissents and Decline
  16. Out Of These Walls (Infinite Perspective)
Par Mindkiller

Publié le 27/09/2011

 

Découvrir un nouveau groupe de metal progressif est un exercice périlleux. Bien souvent les groupes sont des Dream Theater en herbe dont la racine n’est encore pas assez forte pour pouvoir supporter un tel poids d'influence. D’autres fois on a juste une pâle copie de ce qui a déjà existé, des clones de groupes comme Opeth ou Porcupine Tree. Bien souvent, cette étiquette dite progressive est là aussi grâce aux figures pères du genre comme Marillion, Pink Floyd ou même Yes et Genesis sans y avoir cette saveur. Et l’étiquette metal étant apposée pour tenter d’attirer la curiosité des acheteurs compulsifs incrédules fait que l’album fini au fin fond d’un tiroir pour n’être sorti de sa léthargie uniquement pour la revente.

Autant dire que les groupes réussissant leur pari sont rares. Il aura fallu que la scène scandinave rapporte un second souffle à ce genre pour que des groupes tentent à nouveau l’aventure. Et encore une fois rares sont ceux qui réussissent leur coup. A Prison Called Earth, groupe français de ce genre directement lié à ces illustres scandinaves ne fait pas parti de ces réussites. Alors certes on ressent clairement les froides influences de nos cousins vikings mais il n’y a pas que ça dans leur musique. Premièrement, ceux qui veulent un déluge de notes, de plans alambiqués et asymétriques, de rupture nette dans la composition peuvent clairement passer leur chemin. Nous avons bien du progressif avec A Prison Called Earth, mais un progressif ne faisant pas dans la surenchère de technique mais plutôt dans l'ambiance.

En effet, dès les premiers titres on sent que tout a été travaillé au millimètre près. Pas de place pour l’excès d’égo avec des solos de guitar / keyboards hero. Chaque musicien sait ou est sa place et l’on n’a pas droit à une bataille de ‘qui est le plus technique’ au sein de ce groupe. Voilà ce que ça donne quand un groupe met quasiment une année à composer son premier bébé. Tout d’abord la production est ultra léchée. Ronde, enivrante, et on retrouve une ambiance très atmosphérique. Imaginez juste une minute un certain Marillion évoluant dans des contrées plus métalliques. Car oui, même si le tout est très calme, les accélérations et phrasés présent sur des morceaux comme Reflection / Time of Change ainsi queles breaks aux rythmiques, décousues mais jamais indigestes, nous prouve bien que le groupe est un groupe métal. Un groupe aux musiciens talentueux, ayant compris qu’une solide base rythmique fait le bonheur d’une musique. La basse ne joue pas avec la batterie, elle dialogue clairement avec. Les claviers et les guitares sont un divin enrobage à ces conciliabules métallique. Quant au chant, souvent le nerf fragile de ce genre de musique s’aventurant dans un genre des plus risqué, il tient haut le pavé.

Autre fait à noter, le groupe ne s’adresse pas uniquement à un public de connaisseur ou de musicien. Il est même une porte d’entrée assez sympathique à un style souvent fermé sur lui-même. De par beaucoup d’influences, bien digérées, qui en ressorte. On sent la jeunesse du groupe, c’est certain, les quelques passages ‘core’ en ressortant (le chant imbuvableen moins) nous aide à le penser. Mais le heavy est aussi très présent ainsi que du metal plus lourd. Et oui, la force de ce groupe est aussi présente dans le savant mélange des influences de chaque musicien. Des légères touches presque électro sont présentes grâce aux claviers, et cela sans polluer le tout. Autant être clair tout de suite, Rise to Octopus est une symphonie progressive orchestrée avec brio par des musiciens se faisant plaisir. Et ils arrivent à nous communiquer sans peine leur passion de la musique et des ambiances rondement menée.

Au final, le concept de l’album est complètement oublié, les titres découlent et, sans que l’on s'en rende compte, nous avons déjà écouté un album d’une heure. Tout est tellement bien orchestré que l’on part en voyage pour ce réveil d’Octopus. Et au final, les thèmes musicaux abordés par le groupe suffisent amplement pour que notre film se fasse tout seul dans notre tête. Un petit chef d’œuvre qui mérite bien plus que le statut de démo pour un groupe qui a su produire un album de qualité tant par leur musique que par la richesse de production. La basse est tellement ronde qu’on aurait presque l’impression qu'elle est jouée juste à côté de nous. Une production des plus soignée et un album qui ne fera pas tache dans toute discographie ouverte au metal progressif.

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