Chronique
- Ονειροσκόπος
- Squaring The Circle Sample
- Quinotaurus (Twelve Stars In Sight)
- Kivijumala
- V.I.T.R.I.O.L.
- The Thunder, Perfect Mindfuck
- Mental Fugue
- Niut Net Meru
- Kesäyö
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Publié le 05/01/2005
Avant-garde doom expérimental.
Qu’est-ce qui peut se cacher derrière ce style au nom barbare? Une basse claire bien mise en avant de part son jeu étrange, voire décalé, projète directement l’auditeur dans une dimension parallèle. C’est quoi cette guitare au jeu décousu, alternant lourds accords et arpèges lancinants, solos psychédéliques et autres notes perdues ? Ces deux instruments restent fédérés par une batterie plus classique pour une ambiance lente mais qui n’oppresse pas comme le fait la plupart des doom. Ni agressif ni sombre, Bathos est plutôt une invitation à fumer un bon beuz. Après tout, sans drogue, comment pourrait-on apprécier les apparitions de flûtiaux et autres sonorités basiques qui sortent tout droit d’un conte pour enfant ?
Divers chants se posent sur ces artefacts musicaux. Souvent clairs typés doom ou narratifs, ceux-ci passent par des chuchotements plus inquiétants ou plus rarement par un guttural plus chaud. Avec tous ces éléments on se demande vraiment où le groupe finlandais cherche à nous mener. Une chose est sure, il vous faudra écouter cet album pour comprendre d’où sort cette pochette proche du manège enchanté, notamment la présence du champignon qui n’en doutons pas doit être hallucinogène. Arrivent tout de même quelques rares passages plus classiquement inspirés où parfois la guitare est doublée pour de lents solos qui seront appréciés par les auditeurs plus conventionnels. Ou encore le titre « The thunder, perfect mindfuck » qui fait office de brebis galeuse tant il est le seul morceau normal de l’album.
De manière plus personnelle, car comment parler de cette bizarrerie autrement que de manière subjective (?), Bathos m’est paru intéressant et a la limite de ne pas être du metal. Mais me restent comme exaspérant les maracas incessantes de « mental fugue » (qui sinon me fait penser à certaines compositions de Carlos Santana) et le chant trafiqué de « Niut net Meru » qui donne l’impression que le chanteur a été enregistré la tête dans le lavabo. Si on saute ces deux titres, Bathos peut donc trouver tout son intérêt pour des soirées solitaires ou on chercherait de quoi se reposer calmement la tête, soit vraiment tout sauf ce que porte le metal habituellement.
PS : Attention ce cd a aussi des effets soporifiques et dure plus d’une heure.



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