AD HOMINEM - Dictator - A Moment Of Glory

Chronique

Pochette de l'album Dictator - A Moment Of Glory par Ad Hominem
  1. In Power
  2. Dictator
  3. Slaves Of God
  4. The Enconium Of Terror
  5. Chambers Of Hate
  6. Solitary Supremacy
  7. Zog Is Dead
  8. Total Völkermod
  9. Schlachthaus D.er Gedanken

Site(s) du groupe :

Site web de Ad Hominem
Par Dzo

Publié le 03/08/2012

 

Avant la parution de ‘Dictator – A Moment Of Glory’, au nom plus qu’explicite, Ad Hominem a sorti quelques ouvrages de qualité tel que ‘Planet Zog’ et le plus controversé ‘… For A New World’. Aujourd’hui, Kaizer  Wodhanaz, membre unique permanant et fondateur de cette entité guerrière, dément que lui et sa jolie petite armée n’ont rien à voir avec des idéologies politiques et refusent catégoriquement l’étiquette NS. Certaines chansons du passé restent quand même très tendancieuses (‘Nuclear Black Metal Kampf’, ‘A***** Rules’ pour ne citer qu’elles), mais accordons lui le bénéfice du doute.

Officiant dans un Black ultra martiale et impitoyable, le combo sait mélanger des ambiances militaristes avec une atmosphère d’une noirceur abyssale. En plus de ça, le groupe parvient à pondre des ‘mélodies’ qui rendent ‘Dictator’ complètement addictif.

Certains fans du groupe avaient lâché le missile en vol lorsque AH a sorti le très martial ‘Climax Of Hatred’, avec un certain AZK 6 derrière les fûts (Arkhon Infaustus, Crystalium), servant sur un plateau d’argent un blast beat à la cadence de sulfateuse. En effet, la voix de Wodhanaz se voulait beaucoup moins Raw (voir plus du tout) et beaucoup plus criarde. Le BM qu’il proposait est également bien plus moderne et moins ancré dans le style underground de la première ère, divisant le public.

Pour ‘Dictator’, le line-up a été encore une fois bouleversé. Au passage, Kaizer a déserté la France pour s’installer en Italie, et s’est entouré d’un groupe complet, offrant un confort de composition certain pour la suite, sans parler des performances live. Par contre, plus de AZK 6 dans les rangs d’AH, dommage vu ses prouesses sur le précédent opus.

Sur ce nouvel et dernier album du groupe (qui est mis en sommeil quelques mois après), c’est simple, pas une seule chanson n’est à jeter. Elles officient toutes dans une rythmique efficace et martiale à souhait, dans un registre toujours axé BM indus (influence Mysticum), agrémenté par une production irréprochable. La voix de KW ne change pas du précédent full-lenght, qui avait marqué la mutation d’Ad Hominem.

‘In Power’ et le titre éponyme de l’album plantent rapidement le décor totalitaire et guerrier que le groupe cherche à transmettre. La première impression en écoutant ces deux pistes est que cet opus dégage une énergie et une hargne impressionnante. Un son de batterie lourd et percutant, des grattes bien grasses  et saturées, puis quelques samples guerriers finement introduit en début et fin de pistes, le groupe ne fait pas les choses à moitié pour nous initier à l’élitisme.  Difficile ensuite de résister à ‘Slaves Of God’, qui commence par le blasphème: « I adjure the name of Jesus Christ » pour déboucher sur une rythmique furieuse, soutenue par des chœurs, ce qui donne l’irrépressible envie de bouger la tête.

‘The Enconium Of Terror’ officie dans la même énergie, et se termine dans une ambiance militariste fracassante, qui fait froid dans le dos. Même constat pour ‘Chambers Of Hate’ et ‘Solitary Supremacy’, qui sont saisissantes.

Les riffs dévastateurs mêlés au jeu de batterie à la structure particulière sur ‘Zog Is Dead’ font un duo infernal que le sir Wodhanaz ne fera qu’amplifier en y ajoutant sa lacérante voix. Si je devais choisir un seul morceau de tout l’album, ça serait celui-là pour son côté anticonformiste.

Figure également sur cet opus la troisième version de ‘Total Völkermod’, remise au goût du jour. Pas ma version préférée, mais cette dernière passe tout de même plutôt bien, dans la continuité et l’esprit de l’album. ‘Schlachthaus Der Gedanken’, plus ambiante mais tout aussi hargneuse, passe un dernier coup de rouleau compresseur sur les derniers cadavres gisant sur le champ de bataille qu’Ad Hominem a martelé d’une main de fer.

Aucun doute possible, le groupe a mis la barre très haute avec cet opus, et à trouvé un compromis exaltant entre compos puissantes, haineuses et martiales, tout en marquant une évolution musicale creusée dans l’univers Industriel. Certains contrediront sûrement ça, mais je pense que ‘Dictator’ est l’album le plus abouti de la riche discographie d’Ad Hominem. Qu’on adhère ou pas à l’univers tendancieux de la formation, cet obus est une pièce absolument indispensable à posséder.

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