Chronique
- Next Profundis
- Introitus / Solvet Saeclum In Favilla
- Chosen
- From My Sleep... To Someone Else
- Underworld
- Promises
- The Mirror Stage
- Niflheim
- Missa Aeterna (bonus)
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Publié le 25/08/2010
Télécharger légalementGenre : Métal Progressif
Nous sommes en 2003 et le groupe français Adagio sort son album qui est aujourd’hui culte pour les fan de métal progressif : Underworld !
Pas de chichi, j’ai déjà parlé du groupe lors des chroniques du dernier album et de l’album live, alors nous entrerons directement dans le vif du sujet.
Première chose saisissante, il s’agit de métal très axé symphonique, on s’attendrait donc à ce que le claviériste ne fasse que des nappes ou presque. Et la ! C’est la grosse claque, dès le premier titre nous savons que nous n’avons pas affaire à un rigolo, loin de la, le monsieur est un monstre, que dis-je ? Un dieu du clavier ! Je ne peux pas vraiment cité un titre en particulier car il s’exprime admirablement sur tous, passant de piano virtuose à solo guitaristique avec aisance. Les introductions de From my Sleep to Someone Else, Introitus et Underworld sont des merveilles symphonique haut de gamme !
Puisque nous parlons du coté symphonique, il faut ajouter que même si l’orchestre n’est pas réel, les chœurs eux, sont bien chantés par des êtres humains, le résultat est super.
Mais Adagio ce n’est pas que du classique revisité (tellement bien revisité tout de même), c’est aussi et surtout du Métal Progressif avec des musiciens tous surdoués.
Evidemment le groupe a été fondé par un guitariste, il semble normal que la guitare aie souvent la belle part, à gros coup de soli contrapuntiques (tous les titres aussi) et se livre une lutte acharnée avec le clavier, ce dernier sublimant souvent le son pur et dur de la guitare.
La section rythmique n’est pas en reste, le son est clair, ce qui permet d’avaler le pilonnage de la batterie tout en entendant une basse possédée, qui en plus d’être précise dans le rythme (souvent complexe) part dans des envolées en sweeping absolument terrifiante (messieurs les bassistes, voila un groupe qui vous fera palir).
Le chant aussi est très calibré et plein de technique, a noter que les growls ont été effectués par le chanteur d’Anorexia Nervosa et pas par Stéfan (ce qui sera le cas pour les prochains albums).
Cet album est plein de feeling, froid et effrayant (on peu parler d’ambiance Black Métal, même si ce n’est pas du Black), plein d’émotion et d’expressivité. Certains seront peut être un peu rebuté par la longueur de certains passage atmosphérique, mais les habitués de structures complexes seront aux anges.
Un must !



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