AFTER FOREVER - After Forever

Chronique

Pochette de l'album After Forever par After Forever
  1. Discord
  2. Evoke
  3. Transitory
  4. Energize Me
  5. Equally Destructive
  6. Withering Time
  7. De-Energized
  8. Cry With a Smile
  9. Envision
  10. Who I Am
  11. Dreamflight
  12. Empty Memories
Style : voir chronique
Par Seb

Publié le 24/03/2007

 

Heavy Metal Symphonique

Dans une scène saturée comme le métal à chant féminin, les artistes qui osent innover deviennent de plus en plus rares et lorsqu’un groupe, qui est d’ailleurs l’un des piliers du genre, sort un album sentant le renouveau et l’innovation, cela fait plaisir.

After Forever est l’un des plus grands groupes de cette scène. Depuis leur premier album, « Prison of Desire » (2000), le groupe a sorti 4 albums assez différents les uns des autres, les deux premiers étant plus symphoniques, puis « Invisible Circles » comme album charnière entre le départ de Mark Jansen et «Remagine ». « Invisible Circles » était plutôt plat et peu inspiré, alors qu’avec « Remagine », le groupe montrait qu’il avait de l’inspiration et pouvait innover.

Dans la continuité de « Remagine », voilà donc un album éponyme brillant et complexe. Le groupe propose souvent des morceaux complexes, et la preuve en est encore la. « After Forever » nécessite plusieurs écoutes pour bien apprécier les titres, qui possèdent une structure alambiquée, flirtant avec le progressif sur « Dreamflight », le titre de bravoure long de plus de 10 minutes. Le seul titre simple est « Energize Me », un morceau accrocheur, avec un refrain qui se scotche dans la tête assez vite, et remplit donc à merveille son rôle de single.
La variété est de mise aussi, aussi bien dans le chant de Floor, dont la performance vocale est excellente, que dans les styles pratiqués. Bien que la puissance soit une constante, les morceaux varient de la pop (« Envision » et ses claviers catchy, l’introduction d’ « Evoke ») à la ballade (« Cry with a Smile », très émouvante), en passant par du heavy puissant et violent (« Discord », « Transitory », avec le chant death de Sanders Gommas). Les instrumentations sont variées et mettent en avant la puissance le cote entrainant des chansons.
Le groupe utilise les services d’un orchestre symphonique, qui ne vient jamais envahir les morceaux mais plutôt les servir par des passages très bien intégrés à la structure. Les chansons « Discord » et « Withering Time » sont à ces titres exemplaires, les orchestrations sont puissantes, une fois encore, et rehaussent le coté symphonique.

Le chant n’est pas en reste. Floor excelle, elle module sa voix lors des morceaux, chante aussi bien de façon pop (« Envision ») que lyrique (« Withering Time »). Les growls sont aussi très bien exécutés.

Cet album est une bombe, le meilleur d’After Forever à ce jour, un surprenant condensé de tout ce qu’ils savent faire. Reste à savoir maintenant s’il peut tenir à l’épreuve du temps, et franchement, je pense que oui.
Contrairement à leurs collègues de Within Temptation, dont le dernier album, certes bon, est une prise de risque minimale, After Forever démontrent sa capacité à innover.

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