Chronique
- Childhood In Minor
- Beautiful Emptiness
- Between Love And Fire
- Sins Of Idealism
- Eccentric
- Digital Deceit
- Through Square Eyes
- Blind Pain
- Two Sides
- Victim Of Choices
- Reflections
- Life's Vortex
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Publié le 01/12/2004
Gothic dark death symphonique
After Forever, après nous avoir offert le superbe Prison of desire et l’indétrôné Decipher, avait déchaîné les critiques en pondant le très médiocre mini cd Exordium. Restait alors à savoir s’il s’agissait là d’un accident de parcours dû au départ de l’un des deux guitaristes chanteurs ou si le groupe avait volontairement décidé d’imprimer un tournant majeur dans son style. Voyons donc cela avec leur 3 troisième album.
A première vue il y a de quoi avoir peur, et pour cause le livret d’un design plutôt douteux renferme des photos des membres en costume sauce Sentai et dans des postures plus ou moins grotesques. Enfin fermons les yeux et écoutons.
Tout d’abord, chose rassurante, After Forever n’a pas plongé dans le variété metal ( enfin cela doit rassurer ceux qui n’apprécient guère Evanescence, Lavigne et co ) et nous propose ce qui s’avère être l'album le plus agressif de leur discographie. L’instrumentation est plus tranchante et directe que par le passé sans pour autant s’écarter de leur style. L’alchimie a d’impressionnante le fait de mêler massivité ( riffs puissants, chant guttural, double pédale … ) et symphonie ( chant féminin prédominant, nombreux arrangements au clavier, arpèges acoustiques … ). Il en découle des titres intéressants, à la fois énergiques et symphoniques mais desquels transpire trop peu d’émotions, ce qui était la clef de voûte et qui faisait de Decipher un monument en matière de metal. Cela notamment parce que Floor, qui était pour beaucoup la meilleure chanteuse du milieu metal, fait moins parler ses capacités de soprano au profit d’un chant plus direct, plus puissant certes mais bien moins sensible et subtil, quel dommage de ne plus ressentir les frissons qu’elle est capable de générer chez l’auditeur ! A celui-ci s’ajoute un chant death relativement violent et, chose nouvelle, un chant clair masculin qui bien évidemment apporte un plus à l’ensemble. 3 voix narratrices donc pour un concept album très original. Tous les titres font référence aux conséquences de faire un enfant. Ce thème est imagé par l’histoire d’un couple qui n’arrive plus à gérer intimité, travail et éducation de leur enfant, celui-ci finissant alors par se créer son propre monde notamment via le net pour échapper aux disputes puis au divorce de ses parents. Si le thème peu romantique ne fera pas rêver la jeune fille, il a le mérite de pouvoir faire réfléchir ceux qui en sont capables.
Cet album reste bon mais il est difficile de l’estimer à sa juste valeur. Car il est clair que celui-ci possède bon nombre d’atouts, parmi ceux-ci le fait qu’After Forever, comme à son habitude, présente des compositions qui ne sont pas des plus faciles d’accès, ce qui sous-entend une durée de vie plus longue due à l’originalité et aux subtilités que l’on découvre au fil des écoutes. Ce CD intéressera particulièrement ceux qui reprochaient à After d’être trop doucereux et décevra ceux qui étaient charmés par leur coté sensible et proche du classique. Mais finalement lorsqu’on ne fait pas de comparaison avec leurs débuts, Invisible Circles s’avère être de qualité et vaut le détour.



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