ALKEMYST - Through Painful Lanes

Chronique

Pochette de l'album Through Painful Lanes par ALKEMYST
  1. The Beast Within
  2. Another You
  3. When The Morning Comes
  4. Enter The Carnival
  5. Restless Show
  6. Everlasting Farewells
  7. The Grand Illusion
  8. Through Painful Lanes
  9. Eagle Fly Free

Site(s) du groupe :

Site web de ALKEMYST
Style : voir chronique
Par Gegers

Publié le 09/06/2008

 

(speed/prog')

Dans ce marché du disque hyper saturé 5 ans d’absence, c’est long. Du coup il faut bien avouer que l’on avait un peu oublié Alkemyst, qui avait sorti un très bon premier album en 2003. C’est néanmoins avec un grand plaisir que nous les retrouvons avec un second opus, ‘Through painful lanes’. A la première écoute, il saute aux yeux que le groupe n’a pas passé les cinq dernières années à se tourner les pouces, mais a longuement prémédité ce nouvel album qui est en conséquence plus mûr, plus complexe et mieux produit que son prédécesseur. Alkemyst cherche néanmoins toujours apparemment sa réelle identité musicale. Si au premier abord le groupe semble pratiquer un progressif tout en cassures de rythmes et en variations mélodiques, rappelant parfois Symphony X (‘When the morning come’, à la fois heavy, presque pop et possédant un fabuleux final acoustique), le groupe se rend également et à de nombreuses reprises sur un territoire beaucoup plus speed et très direct (‘Enter the carnival’, le très heavy ‘The grand illusion’) plus proche de groupes comme Helloween ou Dragonforce. Alkemyst a le cul entre deux chaises donc, mais est très convaincant dans les deux domaines. Ainsi, si la trop grande hétérogénéité de l’album peut porter préjudice à ce groupe, les compos sont elles vraiment convaincantes et devraient en interpeller plus d’un. Le morceau titre ‘Through painful lanes’ est sans doute le point culminant de cette œuvre demandant plusieurs écoutes avant d’être apprivoisée. Ligne mélodique toute en finesse, riff heavy, refrain pas nécessairement direct mais finissant tout de même par s’accrocher au cerveau, final en apothéose, nous avons véritablement ici affaire à un groupe de première division ! Parmi les autres réussites notons la power ballade ‘Everlasting farewells’ sur laquelle l’intensité et les nuances vocales de Ramon Messina (une sorte de Matthew Barlow au timbre tout de même bien plus aigu mais capable de véhiculer les même émotions avec son simple organe) font mouche. Comme pour brouiller encore plus les pistes, Alkemyst clôt ce nouvel album par une reprise honnête et fidèle à l’original du ‘Eagle fly free’ de Helloween.
Ajoutons à cela une pochette majestueusement mystérieuse et tout y est pour faire de cet album une des grandes réussites de 2008. Les fans de speed pur seront sans doute décontenancés par la complexité des morceaux, les fans de prog’ seront sans doute surpris par le côté direct de certains titres, mais tout le monde y trouvera son compte, c’est certain.

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