ALL THAT REMAINS - The Order Of Things

Chronique

Pochette de l'album The Order Of Things par All That Remains
  1. This Probably Won't End Well
  2. No Knock
  3. Divide
  4. The Greastest Generation
  5. For You
  6. A Reason For Me To Fight
  7. Victory Lap
  8. Pernicious
  9. Bite My Tongue
  10. Flat Empire
  11. Trve-Kvlt-Metal
  12. Criticism And Self Realization

Site(s) du groupe :

MySpace de All That Remains
Par Baptiste

Publié le 31/03/2015

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All That Remains symbolise à lui seul tout ce qui donne de l’urticaire au metalleux moyen. Son mélange de metalcore, death mélodique et sonorités popisantes souvent très molles du genoux représente l’honnis nivellement par le bas censé entrainer la scène entière dans un océan de médiocrité. L’équivalent metal des Ch’tis à Mykonos en gros.

Passée cette entrée en matière très légèrement exagérée, force est de constater que le groupe n’est pas franchement ce qu’on appellerait un groupe faisant consensus. De la merde pour beaucoup, du metal mainstream de bonne facture pour les autres, All That Remains se situe en réalité quelque part entre les deux si on considère la discographie dans son ensemble. 

Après un premier album peu abouti, les américains avaient sorti deux énormes bombe de metalcore burné et entêtant. Pour l’originalité et la prise de risque on pouvait repasser mais en terme d’efficacité, ça envoyait sévère. Puis le groupe a réalisé son potentiel commercial et a sorti les deux infâmes produits marketing que sont Overcome et For We Are Many. La suite est étonnement conspuée. A War You Cannot Win marquait pourtant un net regain de qualité pour le groupe. Au moins suffisamment pour qu’on attende cette nouvelle offrande avec intérêt. 

Il semble désormais qu’effectivement, redevenir intéressant était une guerre que le groupe ne pouvait pas gagner. The Order Of Things est un album catastrophique, de la trempe des accidents industriels qui enterrent un groupe à jamais. Faire autant de fautes de goût sur un seul album relève du prodige. Entre les refrains putassiers, les chœurs féminins navrants et hors de propos ou les riffs interchangeables, on ne sait plus ou donner de la tête.
L’inventaire exhaustif des défauts de ce disque ne tenant certainement pas en ces pages, l’on se contentera de mettre en lumière les plus proéminents.

Le premier a un nom : Phil Labonte.On ne va pas se mentir, notre ami redneck n’a jamais été Howard Jones. Il était pourtant un bon hurleur et un chanteur plus que décent. De ce qui a été bon chez lui ne reste que des cendres. Si son growl reste correct bien que dramatiquement absent, son chant clair est une véritable purge. Sans aucune puissance, il semble être passé en force en permanence et chaque note le fruit d’une intense lutte. Ne parlons même pas des effets de vocoder dégueulasses qui sonnent comme un aveux d’impuissance. Quand on mise tout sur une musique ultra mélodique et tubesque, on se doit d’avoir un chanteur qui tient la route. Cette époque est désormais révolue chez All That Remains.

Deuxième énorme souci : l’interchangeabilité des chansons. Les riffs sont tous les mêmes, idem pour les soli. Pire encore, les lignes de chant sont identiques d’une chanson à l’autre. Essayer de chanter les parties de « The Greatest Generation » sur « A Reason For Me To Fight », ça passe tout seul. Au sein d’un même album, à deux pistes d’écart, c’est tout simplement honteux. D’une manière générale, chaque riff, chaque refrain, chaque mélodie de guitare semble avoir déjà été entendu 1000 fois.

Enfin, évoluer dans un  easy-listening immédiatement assimilable n’est pas une excuse pour tomber dans le mielleux à outrance. Entre les paroles bibliothèque rose et les minauderies du sieur Labonte, on frise l’overdose de sucre. Il ne reste plus grand chose de méchant chez All That Remains mis à part le désastreux « No Knock », piteuse tentative de renouer brièvement avec une violence envolée.

Vraiment rien à sauver sur ce disque. Chaque chanson prise à part peut divertir trois minutes mais s’enfiler l’album entier est un vrai chemin de croix. Dur d’imaginer que le groupe ait encore quelque chose à dire à ce stade. Les plus patients qui attendaient encore du positif de cet album en sont pour leur frais. Les autres ont la confirmation de leur intuition : si All That Remains a jamais été bon, cette époque est définitivement révolue. 

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