ANTROPOFAGO - Æra Dementiæ

Chronique

Pochette de l'album Æra Dementiæ par ANTROPOFAGO
  1. Intro
  2. Encounter with the Doppelgänger
  3. Body Cell
  4. Helter Skelter
  5. Æra Dementiæ
  6. Paranoid Visions (pt. 2)
  7. The Other Me
  8. God ov Fire
  9. Voices
  10. Insania Lupina
  11. Cannibal Way of Life
  12. Paranoid Visions (pt. 2 – 2012 version)
  13. Bloodred Honeymoon
  14. Psychopathia Sexualis
  15. Safer in my Head
  16. The Butcher

Site(s) du groupe :

Site web de ANTROPOFAGO
Par Olivier no limit , S.

Publié le 21/07/2015

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 Olivier :

Porté par l’aile de KAOTOXIN, voici venir le deuxième album du groupe de brutal death technique ANTROPOFAGO.

Un album nommé «Æra Dementiæ » dont le concept semble basé sur la démence humaine. Rien de tel que ce genre de musique, car la démesure musicale du metal extrême, colle comme un gant à ce sujet.

Avec des invités , tel que Nicolas Alberny de GOROD, Benoit Jean (ex-INSAIN), ce nouvel opus présente plusieurs cordes à son arc et me fait dire, après avoir chroniqué des groupes comme CALCINED ou FLESHDOLL, que le death se porte comme un charme que ce soit chez nous où dans les pays frontaliers.

Celui-là joue dans la gamme d’un death moderne.

On y trouve des titres aux tempos sur vitaminés, bourrés de riffs qui empruntent les gammes musicales à la vitesse d’un supersonique.

Là j’ai envie de dire brutal death prog tellement cela va vite, dru et loin dans la maitrise.

On s’enfonce dans une psychose musicale, orchestrée de manière mathématique, sombre, mécanique et glacée.

Mais il y a aussi des morceaux comme « Voices » qui sont surprenants car, au milieu de la furia, on y trouve une mélodie presque similaire une sorte de death/valse. La guitare y joue son petit solo en forme de mélopée mélancolique attachante, avant de replonger dans la souffrance et le danger;

Il y a aussi «Æra Dementiæ ».

L’intro commence en arpèges légers avec cette basse qui virevolte avant que leur musique ne mute dans un death très heavy et très malsain, porté par une mélodie presque épique. Puis cela part dans un metal pas loin d’un death mélo, pour ensuite exploser dans quelque chose de prog et d’un peu fou (c’est à dessein que je n’ai pas mis trop de ponctuation).

Bref, une belle offrande pour ceux qui aiment ce genre de musique.

ils savent varier leur propos et font preuve d'une certaine maitrise musicale.

 

___________________________________________________________________

 

S'il est rare de me voir chroniquer autre chose que du black métal, c'est non sans intérêt que je me penche aujourd'hui sur une formation issue d'un genre musical radicalement différent : Antropofago. 

Pourquoi, comment ? Inutile de hurler au scandale, dans la mesure où je ne maîtrise pas le sujet à 100% je ne développe ci-après qu'un avis sur un des points forts que traitent les montpelliérains : l'oppression.

Là c'est clairement mon rayon les cocos, alors on y va.

 

De prime abord, l'on pourrait simplement se dire que c'est un énième album de brutal qui sort, en gros, encore un gros bordel dégueulasse, bien brouillon, histoire de montrer qu'on sait en balancer plein les mirettes des auditeurs. On s'en fout tant que ça marche, l'archétype de celui qui pisse le plus loin.

 

..Sauf que..
 

 
En regardant d'un peu plus loin, Æra Dementiæ vient clore de façon très ingénieuse le diptyque commencé en 2011 avec Beyond Phobia. Si Beyond Phobia concernait, forcément, les phobies, ce second volet concerne lui les troubles psychiatriques. Antropofago dévoile une nouvelle facette de sa créativité en propulsant purement et simplement son auditeur dans un remake de l'Antre de la Folie.

 

Æra Dementiæ s'ouvre sur une introduction qui, personnellement, me donne des boutons. 53 secondes de samples stridents auxquels s'ajoutent une voix fluette qui scande "meet the musical little creatures that hide among the flowers.." à laquelle vient surenchérir les hurlements de Melmoth façon mantra super malsain "I am not mad!.." Ok, normal, tout va bien. ça ou les ongles sur un tableau noir c'est juste parfait.

Notons également le clin d'oeil, ce hurlement nous renvoie non sans humour à Beyond Phobia. En somme, le ton est donné, comme à son habitude, Antropofago happe son auditeur dès les premières secondes  dans les profondeurs de sa tourmente.

 

Le choix des thèmes abordés m’a également tout de suite tapé dans l’œil, étant habituée à voir ces sujets en métal plus dépressif, j’étais clairement curieuse de savoir comment ils allaient tirer leur épingle du jeu. C’est donc très agréablement surprise que j’ai poursuivi l’écoute de cet album.

 

Les titres s’enchainent avec une homogénéité déconcertante, réussir à faire transparaitre tout le côté malsain, voire limite cru de pathologies lourdes comme la paranoïa, la démence, la possession ou encore la schizophrénie à grands coups de riffs plus acérés les uns que les autres, de blasts à qui mieux-mieux et j’en passe, affiche une maîtrise parfaite de la part des musiciens.

 

La technique est, comme annoncé, omniprésente, il en découle une efficacité absolument remarquable. La pression est énorme, le rythme se veut horriblement intense à la limite de l’insupportable, Antropofago impose à son auditeur une pression presque palpable, qui entre parfaitement dans le thème de cet Æra Dementiæ.

 

Ce second opus, autoproduit, frappe donc très fort et n’a pas fini d’asseoir la réputation de la formation comme rouleau-compresseur. Après tout, c’est tout ce qu’on aime.

 

Coup de cœur : Body Cell, Æra Dementiæ, God of Fire et Voices.

 

/ S.

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