ARCH ENEMY - Khaos Legion

Chronique

Pochette de l'album Khaos Legion par Arch enemy
  1. Khaos Overture (instrumental)
  2. Yesterday is Dead & Gone
  3. Bloodstained Cross
  4. Under Black Flags We March
  5. No Gods, No Masters
  6. City of the Dead
  7. Through the Eyes of a Raven
  8. Cruelty Without Beauty
  9. We Are a Godless Entity (instrumental)
  10. Cult Of Chaos
  11. Thorns in my Flesh
  12. Turn to Dust (instrumental)
  13. Vengeance is Mine
  14. Secrets

Site(s) du groupe :

Site web de Arch enemy
Par Mindkiller

Publié le 22/06/2011

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Il aura fallu quatre années à nos suédois d'Arch Enemy avant de nous donner un véritable successeur à un Rise of the Tyrant suivant la lancée d'un désormais classique Doomsday Machine. Il faut dire que le père Amott a été bien occupé ces derniers temps. Entre la reformation scénique de Carcass, son autre projet plus psychédélique Spiritual Beggars et les tournées d'Arch Enemy, la composition du 8e album original du combo a été longue.

Première surprise, les titres ne sont plus essentiellement composés par Michael Amott qui lâche du leste et délègue la composition à son frère ainsi qu'à sa femme. Et oui, c'est aussi ça Arch Enemy, un groupe familial. D'ailleurs, d'après l'interview de mai pour le magazine Rock Hard, cela facilite le travail entre eux... On aurait pas parié la dessus en 2005 quand Christopher Amott quittait le groupe...

Mais qu'en est-il de l'album en lui même ? Car le groupe pouvait passer pour être en mal d'inspiration après un The Root Of All Evil en demie-teinte. L'utilité de cet album, n'en étant pas réellement un, étant des plus discutable. A première vue - ou première écoute, à vous de voir – l'album sonne bien. Dans la lignée de ce que proposait Doomsday Machine, St Graal du groupe passé à la postérité et étant la référence du groupe (cela reste tout aussi discutable qu'un Black Album pour un certain Metallica). Nous avons là une production surboostée laissant la place à chaque musicien et la voix d'Angela surplombant le tout, toujours aussi bien maîtrisée. Même si sur certains titres comme Bloodstained Cross l'utilisation d'effet est dispensable. Cependant les titres sont efficaces, envoient la purée comme on les aime et le single Yesterday is Dead & Gone ne va pas tarder à talonner les premières positions des charts metalliques. Un album donc très agréable à l'écoute dans un premier jet d'oreilles...

… Mais qui laisse un goût de réchauffé après étude plus approfondie de l'album. C'est bien fait, fouillé, travaillé, un son ultra équilibré... Mais on a l'impression d'entendre un mix entre les deux précédents albums. Le plus flagrant étant le single Yesterday is Dead & Gone qui fait énormément penser à certains morceaux de Doomsday Machine. L'impression d'en faire des caisses est là aussi, surtout sur les premiers titres de l'album. Effet à outrance dans la voix d'Angela sur Bloodstained Cross, impression que sa voix a été trafiquée voire forcée sur Under Black Flags We March (l'ombre de Johan Liiva est presque palpable tellement la voix ne correspond pas à celle dont on à l'habitude avec Mme Gossow-Amott). Alors oui, tout est bien calibré, les mélodies sont là, et les ingrédients d'un bon Arch Enemy sont tous présents (mélodies claires, rythmiques lourdes, basse et batterie martelantes à souhait). Le manque de spontanéité pourrait être le gros défaut de cet album. Pourtant le fait que cet album ait été écrit à 10 mains aurait dû être un atout majeur. Fini le diktat d'un Michael Amott surveillant tout tel un Steve Harris de la 6 cordes. Et quand des titres mollassons comme No Gods, No Masters faisant un peu cliché tant dans la mélodies, dans la composition que dans le titre l'album, on a une impression de rester sur sa faim. Quelques titres restent au-dessus tout de même comme ce City of the Dead avec son intro à faire pâlir Chris Broderick (Megadeth) pour le titre This Day We Fight (issu de Endgame) ou lui et notre rouquin préféré de Dave Mustaine se tapent la bourre à la guitare. Yesterday is Dead & Gone n'est pas un mauvais titre, même s'il semble tout droit sorti des rush non édités de Doomsday Machine. Mais l'ensemble manque d'une certaine vivacité. Mais la pépite revient à Vengeance Is Mine ou l'on a enfin la claque que l'on attend de tout groupe de death metal (même si la batterie aurait tendance à jouer thrash death... mais c'est un détail).

Alors qu'est-il arrivé à nos chouchous de suédois? Surmenage dit à demi-mot Michael Amott dans Rock Hard. Épuisement suite à une tournée colossale avec ses trois groupes. Épuisement suite à la composition d'un génial Return to Zero de Spiritual Beggars ET de ce Khaos Legion. Et surtout un manque d'investissement certain pour le groupe. A tel point qu'il faudra attendre pas moins de deux ans (dixit M. Amott himself) avant de voir ses deux autres groupes à l'œuvre tant il veut se reconsacrer pleinement à son bébé...

En conclusion, ce Khaos Legion est un bon album d'Arch Enemy pour ceux connaissant peu le groupe ou le découvrant. Il est bon pour les Die Hard fans qui ont adoré Doomsday Machine et Rise of the Tyrant. Pour les autres, cet album fait plus office d'album de transition dans l'attente d'un successeur plus travaillé et surtout plus inspiré. Allez la famille Amott, on sait que vous pouvez mieux faire !

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