AUSTRIAN DEATH MACHINE - Triple Brutal

Chronique

Pochette de l'album Triple Brutal par Austrian Death Machine
  1. Neah 1,2
  2. I’ll Be Back
  3. Chill Out Dickwad
  4. Prepare To Be Conquered
  5. One More Rep
  6. I Hope That You Leave Enough Room For My Fist
  7. Pumping and Humping
  8. Crom
  9. I Eat Green Berets For Breakfast
  10. Acting Advice
  11. You Lack Discipline (There Is No Bathroom)
  12. I Know Now Why Your Cry
  13. I Lied
  14. Brutolitics
  15. Get Your Story Straight
  16. Brutal Recall
  17. I’m Not a Pervert
  18. It’s Turbo Time

Site(s) du groupe :

Site web de Austrian Death Machine
Par Eki

Publié le 17/04/2014

Télécharger légalement

 

« Austrian Death Machine est un pur concentré de testostérone et de stupidité ». C’est la description faite par l’auteur de ce projet solo, Tim Lambesis, chanteur du groupe As I Lay Dying. Après deux premiers opus sobrement intitulés ‘Total Brutal’ et Double Brutal’, le projet parodique qui consiste à prendre des répliques cultes de la filmographie d’Arnold Schwarzenegger et de les intégrer à un mélange de Thrash et de Metalcore boosté qui n’a rien à envier aux formations actuelles, revient cette année avec un troisième opus : Triple Brutal. On devine donc qu’une fois de plus, on n’est pas là pour coller des gommettes.

Comme d’habitude, l’album commence avec une sorte de sketch effectué par un imitateur de Schwarzy, ici interprété par Joe Gaudet, qui joue le personnage de Ahhnold et effectue un check micro avant de lancer la sauce sur le premier titre de la galette : ‘I’ll be back’. Pas besoin d’indice pour trouver la référence en ce qui concerne les textes. Et sur cet opus, les références sont une fois de plus nombreuses : Terminator, True Lies, Conan, The Running Man ou encore Commando. Et c’est avec joie que je constate qu’avec Lambesis nous avons les mêmes passages inoubliables concernant ce dernier, tant je ne me lasse pas du célèbre « Sully, tu te souviens que je t’avais dit que je te tuerais en dernier ? J’ai menti ».

 

 

Au niveau musical, on est dans du classique ADM, un gros son typique des récentes productions Metalcore américaines, une paire de compos mid-tempo, quelques-unes très Death-Mélodiques, entrecoupées de répliques plus absurdes les unes que les autres de Ahhnold, (« Oh how I want to run my fingers through your glorious red mullet right now », ou des titres comme ‘I Hope That You Leave Enough Room For My Fist’) avec des clins d’œil politiques et cinématographiques à chaque recoin. De la poésie en somme. L’ensemble est donc très bien produit, bien que restant somme toute assez classique sur la composition des morceaux. Comprendre par là qu’on reste souvent sur la logique « couplet, refrain, couplet, refrain, solo, refrain ». Heureusement Lambesis agrémente ses morceaux de breaks hardcore et de changements de tempo assez souvent pour que l’ensemble ne soit pas trop redondant.

 

Bien qu’Austrian Death Machine reste un projet solo, Tim Lambesis s’entoure une fois encore de grands noms pour certains solos ou autres parties musicales, et nul doute que les connaisseurs retrouveront leur patte respective. On a droit notamment à  Dave Nassie (guitariste de Bleeding Through), Ryan Gilsan (Alleagaeon), Doc Coyle (guitariste de God Forbid), Wes Hauch (guitariste de The Faceless), Brandon Trahan (batteur d’Impending Doom), ou encore Lorenzo Antonucci (ancien guitariste de Sworn Enemy). Par contre, la piste ‘Consider Dat A Divorce’ qui voyait une apparition de Scott Lewis (Carnifex) ne figure pas sur la version définitive de l’album, ce qui s’explique sans doute par les déboires avec la justice que Tim a eu récemment à propos de son ex-femme. Je laisse le soin à chacun de se faire son avis sur la question.

A noter par ailleurs que l’album a été financé par crowdfunding (financement participatif) et que ce ne sont pas moins de 80.000 $ que le projet a réussi à réunir pour enregistrer cette nouvelle galette, ce qui reste impressionnant par rapport à l’envergure du projet.

Au final, ce troisième album d’Austrian Death Machine ne sort pas des sentiers tracés par les deux premiers, et on nous propose une fois encore un concentré de répliques cultes et d’absurdités qui, pour être appréciées à leur juste valeur, nécessite de débrancher son cerveau au préalable et de revoir ses classiques pour en apprécier la substantifique moelle. Les 18 titres s’enchaînent assez rapidement, pour une durée de 47 minutes au total, ce qui reste correct compte tenu du déluge de notes qu’on se prend dans la face. Certains diront que cet album ne réinvente pas la roue, et c’est certain, mais pour ceux qui ont apprécié les deux premiers opus ou qui sont fans des films de l’ancien Gouverneur, il reste une bonne fournée et vaut largement musicalement ce qui se fait aujourd’hui dans le genre.

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