BLOOD RED THRONE - Brutalitarian Regime

Chronique

Pochette de l'album Brutalitarian Regime par Blood red throne
  1. Brutalitarian Regime
  2. Graveworld
  3. Trapped Terrified Dead
  4. Eternal Decay
  5. Games of Humiliation
  6. The Burning
  7. Proliferated Unto Hemophobia
  8. Melena
  9. Parnassian Cacoepy
  10. Twisted Truth (Pestilence Cover)
Par Giliath

Publié le 08/11/2011

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Nous voici en compagnie d’un groupe norvégien nommé Blood Red Throne fondé en 1998 par deux ex membres de Satyricon : Dod et Tchort. Celui-ci étant composé de cinq musiciens perfectionnistes appelant Vald auchant, Dod et Ivan « Meathook » Gujic aux guitares, Erlend Caspersen à la basse et enfin Emil Wiksten à la batterie. Bien sûr, ils n’en sont pas à leur premier coup d’essai, ce dernier album intitulé Brutalitarian Regime sorti le 23 août 2011 représente déjà  leur sixième opus. Si votre curiosité vous en demande plus après cette chronique, vous aurez toujours la possibilité de les voir pour le célèbre festival du Hellfest 2012.

Tous commence non en douceur mais avec un premier titre qui envois la sauce avec un nom éponyme à l’album. Comme le prédit celui-ci, une grosse touche de brutalité est mise à exécution composée d’une voix death growl grave, d’une rythmique rapide mais régulière avec des riffs à la guitare s’accordant parfaitement avec le tout. Il n’y a pas à s’en cacher, le fait d’avoir deux guitares donne beaucoup de cachet à l’ensemble. En très peu de temps, nos cinq gaillards dévastent tout sur leur passage avec leur énergie débordante et leur brutal death à toute épreuve. La suite des évènements reste dans le même registre. Le titre Trapped Terrified Dead a le respect de capter dès l’introduction notre attention. On débute avec des riffs dissonants qui durent dans le temps. Petit à petit, il y aura une superposition des  lignes de chant et de la guitare. Après cela, un son original vient se greffer à cet ensemble des plus apocalyptiques donnant à ce titre un petit plus. Plus on poursuit l’aventure dans cette composition, plus on se retrouve sur un terrain semé d’embuches et de terreur. Le groupe réussit à nous transporter dans leur monde sans aucuns soucis. Ce qui est intéressant de noter, c’est le chant de Vald, doté d’une grande puissance, jouant sur les variations à certain moments. Il en va de même avec l’inspiration à laquelle le groupe exécute leurs morceaux. Dans le titre Eternal Decay, nous en avons là toutes les preuves du monde.  Ce même titre fait entendre l’utilisation de samplers par un bref passage d’une voix. Parlons de la basse. Celle-ci se fait entendre quelques instants sur certains passages. Elle est intéressante par la technicité et la rapidité d’exécution. Melena, voici un titre qui peut évoquer une femme ou encore un virus exterminateur, libre à vous de juger ! Dans tous les cas, ils ne mettront pas longtemps pour vous contaminer et évacuer toute la haine et la violence à vos oreilles. Peu après la moitié du morceau vous aurez le bonheur d’entendre une communication qui se fait entre la batterie et la guitare avec un jeu très propre et particulier qui peut nous rappeler un début de compte à rebours. Par la suite,un démon à deux têtes fait son entrée avec un dédoublement de chant : un chant growl grave et un chant crié torturé. Avec tous cela mêlés aux jeux techniques des guitares, cet ensemble donne de drôles d’effets remarquables au morceau. Le dernier titre Twisted Truth est le seul titre à ne pas appartenir au registre du groupe. Celui-ci  est signé par le groupe Pestilence. Il ne fait pas tâche dans le tableau obscur et brutal du groupe. L’avantage pour le groupe et cet album, c’est que chaque titre est unique et ne se ressemblent pas. Chacun a sa propre signature et sa particularité, ce qui est non négligeable.

Quant à la pochette, il est clair que celle-ci est sombre et malsaine. Sur un fond qui aborde une couleur sombre tranchant un peu sur le sanguinaire, on a un fœtus qui a plus du monstre que de l’humain. Il possède cependant quelques caractéristiques de notre espèce : les mains, l’expression de la face, ce qui est assez troublant. De plus, il possède aussi une particularité plutôt cornue qui rappelle celle du bouc souvent utilisé par les groupes de black et de death. Le fœtus est entouré par ce qui compose la couronne du Christ. Faut-il y voir un rapprochement ? Pour ce qui est du logo, le groupe a penché pour un graphisme pas très lisible mais parfait pour ce qu’ils reflètent.

Blood Red Throne n’est pas près de donner son dernier souffle. Quant on voit que ce groupe est capable de se différencier des autres en jouant sur des sons uniques, des jeux techniques originaux et une puissance vocale qui marquent un certain travail et perfectionnisme. Lors de l’écoute de cet album on est rassuré de voir qu’il y a encore des groupes qui réussissent à faire appel à l’inspiration et à la recherche  dans ce type de metal qui a tendance à s’essouffler et de voir ses titres tous semblables et fades.

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