BLUT AUS NORD - Cosmosophy

Chronique

Pochette de l'album Cosmosophy par Blut Aus Nord
  1. Epitome XIV
  2. Epitome XV
  3. Epitome XVI
  4. Epitome XVII
  5. Epitome XVIII

Site(s) du groupe :

Site web de Blut Aus Nord
Par Dzo

Publié le 14/09/2012

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Voilà indéniablement l’album que j’attendais le plus en cette année 2012 : ‘Cosmosophy’, pièce ultime de Blut Aus Nord clôturant le triptyque 777 lancé par Vindsval en 2011.

‘Sect(s)’ se révélait comme un album tortueux, véritablement complexe et difficile d’accès, tandis que ‘The Desanctification’ se voulait nettement plus abordable et épuré, bercé de passages à la limite de l’ambiant industriel, notamment dans les derniers morceaux de l’album, se caractérisant avec une absence totale de chant, laissant place à une atmosphère envoûtante.

Quelques mois auparavant, Blut Aus Nord a placé la barre très haut avec ces deux albums, c’est donc avec grande interrogation et avec une certaine appréhension que j’aborde ‘Cosmosophy’, de peur d’être déçu de ce que je vais découvrir, même si le trailer qu’a diffusé Debemur Morti quelques jours avant m’a vraiment mis l’eau à la bouche.

Comme les précédentes pièces, cet opus a été enregistré au Earthsound studio avec pour seul pilote Vindsval, tête pensante de l’entité BAN depuis dix huit ans déjà.

Avant de passer à l’écoute, penchons nous sur le visuel. L’artwork de ce nouvel arrivant est tout aussi soigné et efficace que le précédent. Bien que très différente, je ne m’avance pas trop en affirmant que cette pochette est sans doute la plus percutante des trois albums, signée pour la deuxième fois Metastazis, collaboration entre Valnoir Lautrec et Den Sorah.

‘Cosmosophy’ reprend là ou son prédécesseur s’est arrêté et continue logiquement sous forme d’Epitome, dont le premier morceau est donc le XIV, où se succèdent cinq titres variant entre six et onze minutes. La jonction entre le dernier titre du deuxième album et le premier titre de ‘Cosmosophy’ est établie de manière cohérente, comme c’était le cas entre le premier et le deuxième opus.

Dès les premières notes, l’ambiance mystique des normands nous reprend aux tripes. Aucun doute, la fascination que j’ai à l’égard du travail accompli par ce groupe demeure toujours intacte. Hypnotique tout en restant relativement sombre, si je devais le situer par rapport aux deux précédents opus, il se rapprocherait plus de ‘The Desanctification’, mais me rappelle tout de même sacrément par moment l’ambiance dégagée par ‘Memoria Vetusta II’, avec des parties guitares assez évocatrices. Le côté dissonant de ‘Sect(s)’ a été mis de côté au profit d’atmosphères plus cosmiques.

Même si j’évoque des similitudes avec ces opus, il est évident que Blut Aus Nord est un groupe qui se démarque par sa capacité à sans cesse se renouveler et se réinventer à chaque nouvelle sortie d’album. Combien de formations peuvent en dire autant? Très peu, c’est certain.

‘Epitome XV’ est plutôt étonnant et dérangeant à la fois, avec sa première partie parlée sur un beat lent peu commun au Black, toujours avec cette petite touche froide industrielle. La deuxième partie plonge l’auditeur dans une rythmique complètement différente où des chœurs clairs et torturés assombrissent considérablement la teinte du morceau, arpentés par une cadence plus soutenue, qu’on connaît désormais assez bien chez BAN.

‘…Ce qui fut n’est plus, qui sera n’est pas, et le chaos se tût ... Et le chaos se tût’

J’ai tout de même été déstabilisé par le changement de voix, notamment sur ‘Epitome XVI’, qui m’a demandé un certain temps d’adaptation et quelques écoutes. Mais une fois celle-ci adoptée, on ne peut qu’apprécier ce morceau avec sa montée en intensité majestueuse (vers 5min40) et son travail phénoménale des guitares et des atmosphères, résultat de l’inspiration sans limites de Vindsval. Une piste intense et massive, à mon goût l’une des meilleures de cette galette.

L’aspect aérien d’’Epitome XVII’ se démarque dans sa diversité de riffs et d’ambiances pendant près de dix minutes. Majestueux là aussi. Le reste se ressent en écoutant le morceau, toujours difficile à décrire.

L’album se termine sur ‘Epitome XVIII’, instrumentale, ascensionnelle et planante. Ce morceau dégage une atmosphère hallucinante, qui nous fait voyager dans des galaxies lointaines. Je ne sais pas combien de fois je l’ai déjà écouté, mais ça se compte en plusieurs dizaines, malgré ses onze minutes qu’on ne voit absolument pas passer.

Pour conclure, ‘Cosmosophy’ est une épopée fascinante qui conclu cette trilogie de manière magique et transcendante. On aurait difficilement pu faire mieux. On en rêvait, Vindsval l’a fait.

Il est néanmoins difficile d’établir une concordance évidente entre ces trois opus, malgré l’évolution des compositions au fur et à mesure qu’on les parcourt, même si les deux derniers naviguent un peu dans la même veine. Cette série 777 est indéniablement un bousculement des sens et des émotions, allant des passages froids et viscéraux à ceux plus hypnotiques et majestueux. Blut Aus Nord a marqué au fer rouge le monde du Metal extrême avec cette série d’albums, et on ne souhaite qu’une chose, c’est que cela continue encore et encore. Un triptyque absolument indispensable et addictif.

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