BURN AFTER ME - Aeon

Chronique

Pochette de l'album Aeon par BURN AFTER ME
  1. Cocytus
  2. Chasm
  3. Phlegethon
  4. Lustful
  5. Head Bowned
  6. Sewn Shut Eyes
  7. Right Fit
  8. Chaste Kiss (feat. Simone Mularoni from DGM)
  9. Beatrix
  10. Fixed Stars
  11. Angels
  12. Empyrean

Site(s) du groupe :

Site web de BURN AFTER ME
Style : voir chronique
Par olivier no limit

Publié le 17/10/2016

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« Aeon » du groupe Italien BURN AFTER ME. Originaires d’Arona, ils ont déjà à leur actif un EP sorti en 2012 (Healing My Wounds), un premier album en 2013 (Ascent) et ils sont estampillés de l’étiquette « modern metal », ce qui en fait peut regrouper pas mal de genres ; alors qu’en est-il ?C’est un concept album inspiré et basée sur le célèbre opéra italien " La divine comédie " de Dante. La musique a un pouvoir, une puissance extraordinaire, alors pourquoi ne pas tenter de transposer cet œuvre dans le monde de « la musique qui fait du bruit ? »

 

Comme dit dans la bio, "AEON" décrit un chemin qui va de la damnation au bonheur et qui pour se faire traverse trois royaumes. Il est important de savoir, que les musiciens ont respecté les règles de l’opéra et cela va loin : outre la teneur de la musique, la langue des paroles, les types de voix en corrélation avec les pays traversés, cela englobe également la subdivision rythmique ; quand ils parlent de l’enfer, par exemple, ils utilisent seulement, je les cite : « des triples croches, sextuplés, quintuplés et doubles croches «, comme le veut la tradition.

 

Bref, ceci étant dit, en clair cela donne quoi ? Comme vous devez vous en douter, ici on est dans la gamme d’un metal ambitieux. J’en vois certains qui pensent à du metal symphonique ; et bien ils ont tout faux, car en fait on a juste le droit à un léger clavier. Quant à la musique, la première moitié de cet album, jusqu’à « Sewn Shut Eyes » donne dans de grosses rythmiques hardcore/death, rehaussées par des growl du même tonneau. C’est assez technique, dense et agressif en Diable. Peu de solos et quand il y en a, ils sont vraiment succincts et en retrait. Bref, là c’est méchant et moderne.Arrive la deuxième partie et qui, à partir de « Chaste Kiss «, donne dans une musique où la guitare se fait plus prog, plus légère, où le clavier prend plus d’importance comme sur « Beatrix », où apparaisse des voix claires, ce qui n’empêche pas une bonne guitare nerveuse et un growl hardcore d’exploser de temps à autre. Enfin, tout se termine sur l’instrumental « Empyrean », avec en toute fin des violons et un piano.

 

Et je me rends compte que je viens de m’écouter ….du metalcore, car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ils ont composé une petite œuvre en se servant des ingrédients propres à ce genre mais en les arrangeant de façon à construire une musique ambitieuse. D’habitude pas trop ma tasse de thé, mais là, même s’il y a parfois quelques répétitions, quelques longueurs, chapeau pour le boulot entrepris et pour cette volonté de sortir des sentiers battus et d’oser emprunter une voie royale. Ils ont réussi à transcender du metalcore, balèze ! Un bel effort, après je suis curieux de voir les critiques, je pense que les avis seront tranchés.

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