BURZUM - The Ways Of Yore

Chronique

Pochette de l'album The Ways Of Yore par Burzum
  1. God From The Machine
  2. The Portal
  3. Heill Odinn
  4. The Lady In The Lake
  5. The Coming Of Ettins
  6. The Reckoning Of Man
  7. Heil Freyja
  8. The Ways Of Yore
  9. Ek Fellr
  10. Hall Of The Fallen
  11. Autumn Leaves
  12. Emptiness
  13. To Hel And Back Again

Site(s) du groupe :

Site web de Burzum
Par Dzo

Publié le 09/06/2014

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Il est difficile de suivre la cadence effrénée des albums de Burzum depuis la sortie de prison de Varg Vikernes. En effet, pas moins de six opus (celui-ci inclus) en quatre ans, dans des tons assez différents les uns des autres. Si Varg revenait un peu « aux sources » avec Belus; il tentait une approche différente avec Sôl Austan Mâni Vestan, qui est à classer dans la tranche purement ambiante.

Sur ces dernières productions, il y a toujours deux ou trois morceaux qui parviennent à sortir du lot, même si l’intérêt musical est à titre personnel, nettement moindre qu’auparavant.

Penchons-nous à présent sur The Ways Of Yore, douzième full-lenght du One Man Band norvégien reclus en France. Le ton est résolument à laisser le Black Metal et même tout simplement le Metal au placard, au profit d’un ambiant à mi-chemin entre le Dark et le Folk, dans la lignée de son prédécesseur. Même si l’album souffre des mêmes défauts de linéarité que Sôl Austan Mâni Vestan, il regorge tout de même de quelques surprises plus ou moins intéressantes.

Premier exemple avec ‘The Portal’, mélange entre folk épique et sonorités un brin vintage. S’en suit l’étonnant ‘Heill Odinn’, où Varg se prend au jeu d’un chant clair timide plus qu’approximatif à l’impact limité. Personnellement, j’ai un peu du mal avec cette nouvelle orientation musicale et dois admettre que je n’ai pas vraiment accroché. Bien sûr, je ne m’attendais pas à retrouver la bestialité des premières heures du groupe, même si au fur et à mesure qu’on parcourt ce nouveau fleuron, on se rend compte qu’il en ressort des traits froids des années 94-96.

Notamment avec des titres emprunts d’une certaine mélancolie avec ‘The Reckoning Of Man’, le prenant et nostalgique ‘Emptiness’ au titre évocateur qui rappelle furieusement 'Tomhet' de Hvis Lysett Tar Oss, ou encore le morceau de fermeture ‘To Hel And Back Again’, avec ses lignes de basse récurrentes qui font penser à 'Rundgang Um Die Transzendentale Saüle Der Singularität' présent sur Filosofem. Trois titres qui sont bien ficéles et arrivent à avoir une certaine emprise sur l’auditeur. Mis à part ce clin d’œil d’une époque désormais bien révolue, l’intérêt de The Ways Of Yore reste toutefois assez limité.

La musique très minimaliste qu’on retrouvait sur Daudi Baldrs et Hliðskjálf était compréhensible au vu de l’incarcération de Varg, qui disposait de ce fait de peu de moyens pour faire une musique concrète. Mais maintenant ce dernier en liberté, quelques éléments supplémentaires n’auraient pas été de trop. Car le véritable problème dans ce nouvel opus est le minimalisme excessif qui le caractérise, ce qui a pour conséquence que l’auditeur plonge rapidement dans un état léthargique. Là où certains excellent, Vikernes se cantonne hélas au minimum syndical, surfant sur la vague de la notoriété qui accompagne le nom Burzum.

Linéaire, voir aseptisé par moment, l’opus ne décolle que très peu, et certains titres comme ‘Heil Freyja’ et ‘Ek Fellr’ (qui se soldent par une nouvelle tentative peu glorieuse de Varg au chant clair) restent assez bancals. En contrepartie, le mélange entre les compositions sombres et celles plus posées et folk donnent une homogénéité qui permet de ne pas basculer dans l’ennui trop rapidement.

Le seul fait que l’étiquette Burzum apparaisse sur ce nouvel album attirera sans doute quelques curieux, mais cela n’en fait pas un album avec des solides fondations pour autant, sachant que le domaine Ambiant regorge de formations de grande qualité avec des univers bien plus travaillés et mystique que The Ways Of Yore.

Si ce n’est pas l’opus le plus transcendant que Burzum ait pu délivrer ces dernières années, il n’est pas non plus à jeter aux cochons pour autant. Malgré le manque de variété des compos, on ressent bien la patte personnelle de Vikernes dans ses lignes ambiantes minimalistes. L’album mérite tout de même une oreille attentive sur quelques titres, et également pour se faire sa propre opinion sur le phénomène Burzum d’aujourd’hui, qui n’a plus rien à voir avec celui d’il y a vingt ans.

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Commentaires des internautes

  • Commentaire de Mindkiller - "Bon..." - 09/06/2014 21:10 Ça me confirme totalement le désintérêt que je peux porter à Burzum... Autant j'avais adoré Belus que le reste m'a très vite saoulé... du coup, je ne suis même pas sûr de vouloir écouter celui-ci...

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