CANNIBAL CORPSE - Torture

Chronique

Pochette de l'album Torture par Cannibal Corpse
  1. Demented Aggression 03:14
  2. Sarcophagic Frenzy 03:42
  3. Scourge of Iron 04:44
  4. Encased in Concrete 03:13
  5. As Deep as the Knife Will Go 03:25
  6. Intestinal Crank 03:54
  7. Followed Home Then Killed 03:36
  8. The Strangulation Chair 04:09
  9. Caged… Contorted 03:53
  10. Crucifier Avenged 03:46
  11. Rabid 03:04
  12. Torn Through 03:11
  13. Bonustracks (Deluxe Edition) : Death Walking Terror 03:34
  14. Make Them Suffer 03:08
  15. Disfigured 03:29
Style : voir chronique
Par olivier no limit & niklas

Publié le 26/03/2012

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NIKLAS

À chaque sortie de Cannibal Corpse on se demande à quelle sauce on va être mangé. Douze albums studio au compteur et un line-up stable depuis quelques albums, les anthropophages maintiennent le cap et résistent encore et toujours à l’érosion.

Et le combo va démarrer les festivités sur un ô combien sauvage Demented Agression. Les américains semblent en grande forme, en cette année Olympique ! Véritable correction infligée en à peine plus de trois minutes ; emballé c’est pesé, Cannibal Corpse se la joue efficace !

Torture est alors lancé à grande vitesse, et alors qu’on pourrait craindre que la tension retombe comme un soufflet, le très catchy Sarcophagic Frenzy livre ses parties « mélodiques » et son groove imparable ! Sorte de clin d’œil à Gallery Suicide le titre fonctionne très bien. Les morceaux suivants vont piocher un peu dans tout le répertoire, allant chercher tantôt les mid-tempos et accélérations supersoniques et les accords dissonants. Les solis, se sont mis en léger retraits pour laisser place à l’efficacité qui est définitivement le maître-mot de ce nouvel opus. La plus part des titres ne font pas dans le détail optant plus pour la lacération de tympans que la découpe au scalpel.

Niveau production, le son concocté par Erik Rutan (Hate Eternal), déjà aux manettes sur le monstrueux Kill ou le précédent Evisceration Plague, sied complètement aux compositions. Le tout sonne vraiment brut de décoffrage voire presque cradingue, aux antipodes des (sur)productions testostéronées, et sans saveurs, actuelles. C’est encore une fois la section rythmique qui se taille la part belle du gâteau, pour résultat percutant !

Les titres live de l’édition spéciale sont loin d’être indispensables, surtout que le son n’y est vraiment pas terrible.

L’originalité laissée au placard, Cannibal Corpse livre un album tout de même intéressant. Groove omniprésent, les compositions alternent le brutal et le catchy. Il est évident qu’on ne tient pas le masterpiece des mangeurs de cadavres. Néanmoins Torture plus efficient que jamais assure le job, et réserve son lot de tueries, les fans apprécieront, les amateurs de death old-school aussi !

 

OLIVIER NO LIMIT

Écouter Cannibal Corpse c’est comme un viol sonore, version death old school. Cela vous déflore les oreilles et l’âme. Leur nouvel opus se nomme « Torture » et il ne fait pas dans la dentelle.

D’une façon générale, à part quelques nuances, ils nous ressortent toujours du même plat épicé et c’est ce que veulent pas mal d’entre nous.

Pour ce nouvel opus notons quelques petits points et inscrivons-les dans notre cervelet :

Pas mal de changements de rythmes. Certains diront que cela casse l’ambiance, mais d’autres dont je fais partie, trouveront qu’au contraire cela relance la machine. D’autre part la production est un peu « crade » sur les bords. Perso, cela me va tout à fait. J’aime quand ce genre de meute assoiffée de sang, raisonnent « roots ».Par contre je trouve les solis trop en retrait. Dommage, un poil encore en avant, ils auraient rajouté un quelque chose en plus.

Pour le reste, c’est vraiment carré, précis. On sent, malgré la violence de leur musique, une maitrise, une cohérence que donne celle des musiciens qui tournent sans cesse, et c’est leur cas. De la précision chirurgicale. Quant au chant, même sil est un peu linéaire, il détache et envoie bien ses mots.

Mes titres préférés sont : « Demented Aggression » pour son côté rentre-dedans, « As Deep as the Knife Will Go » et son refrain accrocheur, « Crucifier Avenged » qui possède un certain groove bien gras et une mention spéciale pour « The Strangulation Chair » avec son riff assez tarabiscoté.

Bref, un album qui tient la route et qui fait ce qu’on lui demande : faire du Cannibal Corpse. Pas un incontournable mais une galette honnête.

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