CENOTAPH - Re-Puked Purulency

Chronique

Pochette de l'album Re-Puked Purulency par Cenotaph
  1. Mutilated Genitalia in Lack of Resurrection Under Effective Punch
  2. Superimposed Guttural Vociferations of Ulceric Anal Turgor
  3. Paralysed, Clitoridectamimized, Spreadeagled, Molested Cadaver
  4. Multipurpose Utilization From Lustly Shreddeds Scummy Vaginal Discharge
  5. Verbalized Opinions About Intravaginal Umbilical Corded Fetus in Uterus
  6. Sickened by His Own Pathologic Fancy of Collecting Ingots of Humanial Meat
  7. Ex-Feminine Promiscuous Masculine's Solidified Klitoris Swallowed by Vermins in Coffins
  8. Source of Suspicions (Promo Tape 1996)
  9. Life Immortal (Promo Tape 1996)
  10. Different Dimensional Pervertation (Promo Tape 1996)
  11. Middle Ages (Life Immortal Demo 1995)
  12. Revenge (Life Immortal Demo 1995)
  13. Plazmadomic Homicide (Life Immortal Demo 1995)
  14. Life Immortal (Life Immortal Demo 1995)
  15. F.R.C. (Life Immortal Demo 1995)
  16. Voluptuously Minced (Rehearsals Around 1995-96)
  17. Different Dimensional Pervertation (Rehearsals Around 1995-96)
  18. Source of Suspicions (Rehearsals Around 1995-96)
  19. Sacrificial Suicide (Deicide Cover - Rehearsal Version)
  20. Sacrificial Suicide (Form A Show in Istanbul Around 1996)
  21. Last Song (Recorded Around 1994-95)

Site(s) du groupe :

MySpace de Cenotaph
Par Giliath

Publié le 30/09/2011

 

Sous le soleil torride de la capitale d’Ankara en Turquie, la naissance d’un véritable titan de l’extrême voit le jour en 1994. Son fondateur est le chanteur Batu Cetin. Le but étant de créer une véritable machine de guerre inégalée au niveau de sa brutalité en Turquie et dans le monde. Cenotaph, quel nom de groupe des plus étrange mais original pour un groupe de ce type. Un nom qui prend ses origines du latin kenos (vide) et taphos (tombe). Il faut croire que le groupe turc à décidé d’utiliser leur nom de groupe comme monument funéraire pour les représenter. Depuis sa fondation, Cenotaph a subi quelques changements au niveau de son line-up. Mais ces modifications n’auront pas empêché à nos quatre membres d’évoluer et de sortir ainsi cinq opus. Le dernier en date est l’album Re-Puked Purulency sorti en juillet 2011. Il s’agit là d’un remastering de l’album Puked Genital Purulency qui fut enregistré en 1997 incluant 14 bonus de leurs premiers titres et démos de 1994 à 1996.

Ce dernier né intitulé Re-Puked Purulency compte quelques modifications notoires essentiellement pour le chant, la guitare et la basse. L’album n’a en aucun cas perdu son authenticité, il garde un son brut et hargneux. Le but de ce remastering étant d’améliorer la propreté du son. Cet opus aura l’effet pervers d’un energy drink. On démarre à peine l’album que Cenotaph nous conditionne déjà à une rythmique qui frôle le mur du son tout en nous vomissant des gruiks et des paroles complètements inaudibles. De toute façon ici,on ne nous demande pas de prêter attention aux paroles. Il y aura juste à se concentrer sur l’instrumental qui fait ressortir tout au long du voyage une basse au très bon swing et d’une batterie qui ne s’arrêtera pas de taper à en crever la caisse claire. Les blast beats s’enchaînent du titre interminable Mutilated Genitalia in Lack of Resurrection Under Effective Punch jusqu’à la fin de cet album. La guitare reste en majeure partie du temps en retrait et exécute des riffs simples, rapides et très lourds. Pas une minute de répit vous sera accordé. Il ne faudra pas espérer trouver de breaks, vous devrez suivre le train jusqu’à son terminus. Le chant de Batu Cetin est grave et gras. Il pourrait se rapprocher d’une créature venue tout droit des enfers. Plusieurs techniques sont utilisées, bien évidemment, la première essentiellement utilisée est le grunt avec un chant guttural caverneux et appelant tout une série de Gruiks communs au grindcore. La seconde est un cri torturé. On aurait presque la sensation à l’écoute de l’album que le chanteur joue avec sa voix et qu’il la mène à rude épreuve pour tester ses performances. Dans tous les cas, ce n’est pas le seul à pousser les limites du possible. Avec un tel ensemble qui part au quart de tour le groupe est parti pour nous en mettre pleins les esgourdes. On peut en avoir un très bon exemple sur le quatrième titre. Le problème d’une telle bestialité tout au long des titres avec la même exécution quasiment à chaque fois, nous complique la tâche pour repérer un titre précis. Beaucoup de ressemblances dans l’ensemble malgré une basse qui sait se distinguer par un swing bien précis. Le reste des morceaux ont beaucoup de mal à avoir du relief tellement ils sont noyés par la batterie et le chant.

Pour ce qui est de la pochette du groupe Cenotaph, le style empreinté sur celle-ci est des plus communs dans ce type de groupe du brutal death/grind. Un graphisme trash et gore fait pour faire réagir et avoir un certain dégoût à sa vue. Le logo du groupe est très difficilement lisible aussi en utilisant des couleurs un peu sanguinolentes. La pochette est à l’image de la musique du groupe, c'est-à-dire violente et dure ainsi qu’un chant inaudible.

Voila un groupe dont les âmes doivent être très torturées pour avoir fait un tel album. Leur objectif a certainement été atteint pour ce qui est du niveau de la brutalité de leur musique. Tout cela est très difficilement digérable. On en aurait presque la nausée. Mais si l’on en retient le but recherché et le travail effectué sur ces titres, on peut leur tirer notre chapeau. Un tel acharnement musical et une telle brutalité ne s’invente pas.

Partager cet article

Notes des internautes (cliquez pour noter) :

  • Actuellement 0 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note : 0/5 (0 note(s) attribuée(s))

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Identifiez vous ou enregistrez vous pour noter cette page.

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Live reports