CONFRONT HATE - Diabolical Disguise of Madness

Chronique

Pochette de l'album Diabolical Disguise of Madness par Confront Hate
  1. Sokenkra
  2. Hate Will Never Die
  3. Corrupted Desire
  4. Conception
  5. New Divine Shadow
  6. Love Grows Cold
  7. Diabolical Disguise of Madness
  8. Feeling the Silence

Site(s) du groupe :

MySpace de Confront Hate
Par Mindkiller

Publié le 29/08/2011

 

C'est à la fin de l'été caniculaire de 2003 qu'a germer l'idée d'un groupe de metal progressif au Portugal. Confront Hate était lancé et basé sur les cendres d'un projet noyé dans l'œuf Full Of Noise. En débarquant des anciens membres, en changeant de nom et en re-dynamisant certaines compos, le groupe mise sur un nouveau départ. Il faudra cependant 4 ans avant que le groupe ne sorte son premier EP. Nous sommes alors en 2007 et le groupe se fait remarquer par Hell XII pour labelliser son premier album. Il faudra cependant attendre de nouveau quatre longues années pour que le groupe nous sorte son premier full lenght intitulé Diabolical Disguise of Madness.

Concrètement, Confront Hate officie entre plusieurs eaux. A la limite du metal progressif, du heavy metal (très léger cependant) et du metal core, le mélange n'en est pas moins surprenant et surtout agréable à l'écoute. Chose pourtant pas aisée avec un tel mélange de style. Imaginez plutôt des rythmiques à la Dream Theater croisant le fer avec celles d'un Winds of Plague et donnant une musique hybride entre ces deux genres. En effet c'est bien là toute la force du groupe. Nous proposer une musique alambiquée et moins accessible qu'elle n'y paraît (sans pourtant nous faire de la démonstration de plan incompréhensible au premier jeté d'oreille comme Petrucci et sa bande ne savent le faire) avec une lourdeur dans le son qui plairait à Winds of Plague. Le côté 'core' est lui donné par le type de chant et la durée des titres qui excède rarement les 4 minutes 30, ainsi que dans le son, certes usé par bon nombre de formation, mais qui ici, passe mieux qu'ailleurs.

Encore une fois, la musique n'est pas déplaisante du tout au contraire. Les différents style sont bien assimilés et traités avec une intelligence rafraichissante. En effet : pas de surenchère de technique propre au prog ici. Les titres comme Hate Will Never Die ou Conception auront cet aspect direct tout en conservant des rythmiques et des changements de plan n'étant pas forcément des plus simples. Alors certes l'album fut long à accoucher, mais le groupe a pris le temps de peaufiner ses titres pour proposer une musique intelligente et complexe mais qui ne s'adresse pas uniquement à un public de musiciens comme c'est souvent le cas lors de musique technique. Le punch de la voix, qui pourtant d'habitude aurait tendance à me laisser de marbre colle totalement au style du groupe. Les rythmiques de guitare officient telles un rouleau compresseur. Les plans plus aériens viennent donner une bouffée d'oxygène à la lourdeur du son omniprésent sur cet album. Lourd certes, mais pas étouffant. Un gros son (merci les micros actif et l'accordage plus bas) qui malheureusement lui ne dénotera pas de la tendance actuelle. Prenez des groupes comme Lamb Of God par exemple et le son est quasi identique. C'est la vague actuelle qui veut ça. Et si l'on veut trouver un défaut à cet album ce sera celui là.

La partie forte de l'album restera cet étonnant Love Grows Cold qui sera la touche mélancolique de l'album. En effet, là les Portugais pourraient presque faire un pied de nez à leurs compatriotes de Moonspell tant la musique y est mélancolique et tire vers le 'metal gothique' influencé par Draconian Times de Paradise Lost. Un titre qui permet de s'évader et qui, à l'image d'un Spirit of the Wind de Spiritual Beggars, groupe à des années lumières du sujet du jour, de pouvoir prendre son envol spirituel et de planer le temps de quelques 3 minutes 40. Un réel bonheur.

Et oui, pour son premier album, les portugais de Confront Hate nous font un carton plein. Les titres s'enchainent très bien et l'on est étonné d'arriver aussi vite à la fin de l'album. Aucun titre ne comporte de longueur. Tous ont une identité propre, malgré le fil conducteur de l'album : le type de son identique d'un titre à l'autre. Très lourd et très oppressant avec une façon de composer relativement similaire. Cependant, l'album est tellement bien fait et les musiciens maîtrisent tellement bien leur sujet que ce détail passe vite aux oubliettes ! La bouffée d'air qu'il nous fallait en ce milieu d'année. Jetez vous donc chez vos disquaires. L'album est sorti depuis Avril de cette année !

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