CORTEZ - Phœbus

Chronique

Pochette de l'album Phœbus par Cortez
  1. Temps-mort
  2. Transhumance
  3. Au delà des flots
  4. Arrogants que nous sommes
  5. Un lendemain sans chaine...
  6. L'autre estime
  7. Sulfure
  8. Nos souvenirs errants
  9. Idylle
  10. Borrelia

Site(s) du groupe :

Site web de Cortez
Par Raven

Publié le 24/07/2013

 

La Suisse est une des terres promises de hardcore, avec ses groupes de qualité.

Le groupe en question s’appelle Cortez. Il s’est formé en 2001, et la première sortie officielle date de 2005 avec : Initial. Après un split avec Plebeian Granstand, le combo suisse a sorti cette année un deuxième et nouvel album nommé : Phœbus. Sans compter le split, 8 années séparent la sortie de Phœbus avec Initial, les amateurs du groupe ont dû être sacrément patients !

Au niveau du visuel de la pochette, l’esthétique est de rigueur. Dehn Sora s’est occupé de l’illustration. Nous apercevons un champ désertique dans un monde assombri par les éléments négatifs, mais une lumière brille au milieu de ce tout. Et pourtant …

La musique de Cortez ne brille pas par la lumière. La colère, le désespoir, et la mélancolie, nous attendent au tournant avec Phœbus.

A l’écoute de Phœbus, tout explose dans les oreilles ! L’écoute des 10 morceaux qui composent l’album va enfoncer l’auditeur dans un monde de torture et de chaos. Les titres des chansons sont explicites, et doivent interpeller l’auditeur afin de le rendre mal à l’aise. Les compositions de Cortez jouent avec nos neurones, et l’amateur du negative hardcore aura de quoi être satisfait avec les morceaux de Phœbus.

Les chansons de ce nouvel album s’enchainent de manière homogène, et ne laissent aucun répit à l’auditeur. Au niveau des compositions, les structures sont complexes, et les riffs de guitare sont alambiqués. Le son de Cortez sature dans nos têtes. Le chant hardcore soutenu parachève le tout. Nous sommes pris dans un violent tourbillon sonore. Les passages noise offrent de la diversité, et augmentent le niveau d’inquiétude des compositions de Cortez. Plus haut dans la chronique, je faisais référence à la lumière présente dans l’illustration. Nous pouvons la ressentir à travers les écoutes de Phœbus, mais ce n’est qu’une lumière, et elle reste inaccessible.

De ce nouvel album de Cortez, mes titres marquants sont : Transhumance, Arrogants que nous sommes, et Sulfure. C’est avec un plaisir malsain que je réécoute ces morceaux en boucle …

Pour conclure, Phœbus de Cortez ne fait pas du tout dans la dentelle. Grâce à une bonne production, les compositions présentes dans Phœbus font des dégâts considérables dans nos méninges. La musique de Cortez fait douter l’auditeur, et c’est le point fort du groupe. L’aspect chaotique et l’énergie négatif du combo suisse sont des réussites. Il y a un tout petit côté lumineux, c’est peut-être du faux espoir, mais c’est agréable de le ressentir sur certaines chansons. Quoi qu’il en soit, Phœbus de Cortez est un bon album de noise hardcore qui tabasse sec.

Bravo Cortez ! Bravo la Suisse !

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