DE LA MUERTE - De La Muerte

Chronique

Pochette de l'album De La Muerte par De La Muerte
  1. Tequila Funeral
  2. Fallen Angel
  3. Silver Bullet
  4. Desaparecido
  5. Die'n'Roll
  6. I'm Not A Legend
  7. Secret Witness
  8. Malaguegna Salerosa
  9. I'm Alive!
  10. Sorrow
Par Eki

Publié le 24/01/2015

Télécharger légalement

De La Muerte est un groupe de Hard n’ Heavy originaire d’Italie. Son nom vient du culte mexicain préhispanique "Nuestra Señora de la SantaMuerte" qui a inspiré ce premier album et a imprégné les 10 « histoires maudites » qui le composent. Leur musique est un savant mélange entre ce feeling énergique du Hard Rock et ce son plus burné qu’apporte le Heavy Metal.

L’album s’ouvre sur une introduction acoustique intitulée "Tequila Funeral". Le bruissement du vent façon Western laissant peu à peu placeaux instruments sur un air de ballade, on peut passer aux choses sérieuses.

C’est "Fallen Angel" qui ouvre le bal et on sent tout de suite certaines influences très Heavy, allant de Primal Fear ou Judas Priest pour les riffs, à Grave Digger pour le chant. Ce dernier est d’ailleurs très bon et passe du râle à l’aigu sans trop de difficultés tout en restant juste. La suite est de même facture, avec des couplets mid-tempo qui renforcent le côté «full-saturation» des refrains.

Le premier morceau à réellement se démarquer est "Die n’ Roll".Commençant sur un passage dopé aux amphétamines où le son bien lourd des morceaux précédents est troqué pour un feeling plus 80’s, dans la veine Hard Rock version accélérée, c’est typiquement le genre de morceau qu’il ne faut pas écouter en voiture si l’on tient à respecter la limitation. On pourra au passage admirer le talent du guitariste dont le solo ne sera pas sans rappeler une certaine période de Steve Vai.

Un morceau comme "I’m not a Legend" apporte quant à lui une accalmie. Ballade au son clair pour le couplet, le refrain plutôt perché rappelle l’univers d’un Devin Townsend qui serait en train de danser avec des fantômes. L’ambiance est travaillée et soignée, et cela change des morceaux plus « cahier des charges » que l’on trouve la plupart du temps sur ce type d’albums.

La palme du morceau le plus original et dépaysant reste cependant la reprise de "Malaguegna Salerosa", morceau des mariachis de Chingon,que l’on a pu entendre dans Kill Bill Vol.2 notamment. Saupoudrée de la puissance du son des italiens, le résultat est plutôt convaincant. Le chanteur l’interprète d’ailleurs en espagnol et se permet quelques envolées typiques du genre.

Le final de l’album, sobrement intitulé «Sorrow», est comme souvent dans le Heavy Metal, un vrai finish bien épique. Belle chanson mélancolique, c’est une montée lyrique jusqu’aux dernières secondes de l’album.  

Pour conclure, nous avons donc là un album de très bonne facture pour un premier album. Les musiciens ne sont clairement pas des débutants et le studio d’enregistrement a fait du très bon boulot. Le groupe se permet même de varier les sonorités et les influences au fil de l’album, avec ces sonorités hispaniques appuyées par moments, ce qui atténue le côté souvent répétitif de ce genre d’albums dont on n’attend plus qu’ils nous surprennent. Il est dommage qu’il n’y ait pas plus de chansons en espagnol ou en italien, cela aurait rendu les textes moins clichés et téléphonés et aurait ajouté un petit quelque chose à leur touche particulière, mais on ne va pas chipoter au vu du travail accompli sur ce premier essai, qui débarquera chez nous dès le mois de Mars.

Partager cet article

Notes des internautes (cliquez pour noter) :

  • Actuellement 0 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note : 0/5 (0 note(s) attribuée(s))

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Identifiez vous ou enregistrez vous pour noter cette page.

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

Télécharger légalement

/// Contenu similaire

/// Live reports