DREAM THEATER - Black Clouds and Silver Linings

Chronique

Pochette de l'album Black Clouds and Silver Linings par Dream Theater
  1. A Nightmare to Remember : 16:10
  2. A Rite of Passage : 08:36
  3. Withers : 05:25
  4. The Shattered Fortress : 13:49
  5. The Best of Times : 13:09
  6. The Count of Tuscany : 19:16

Site(s) du groupe :

MySpace de Dream Theater Site web de Dream Theater
Style : voir chronique
Par Colas*

Publié le 04/02/2010

 

Metal Progressif

Voici mon premier essai de chronique amis métaleux, et quel essai ! En effet s’attaquer directement à un géant du métal est peut être un peu osé, mais ça me plait !

Tout d’abord, est-il encore nécessaire de présenter Dream Theater ? Ces légendes New Yorkaises du métal progressif, que tout le monde connait (ou reconnait ?) pour leurs talents de musiciens virtuoses et complets. Non cela n’est plus intéressant à ce stade de leur belle carrière, penchons nous sur ce nouveau bébé à l’allure bien sombre !

Black Clouds and Silver Linings est le dixième album studio du groupe, et très franchement, c’est une machine de guerre ! Arrivé deux ans après l’excellent Systematic Chaos, nous étions en droit de nous demander si les génies de Dream Theater pourraient réaliser un chef d’œuvre du même genre sans tomber dans la copie conforme. C’est gagné, Dream Theater nous apporte cet album bien plus lourd que le précédent, il ne contient que six titres terriblement efficaces et comme les gars ne se moquent pas de nous, l‘album dure plus d‘une heure (oui en six piste ça veut dire des morceaux très longs).

Cette bête débute sur le très angoissant A Nightmare to Remember, une intro sur coup de tonnerre, pluie et piano abimé, pour nous asséner un accord très pesant, accompagné de chœurs et d’orgue. Je me demandais si j’avais bien mis le bon CD dans mon ordinateur et après cette intro très black métal, je retrouve Dream Theater, riff trashy à souhait, interlude en clean, chant aérien, puis retour a la sauvagerie des soli, des parties alambiquées, répétition d’un riff apocalyptique et même et pour la première fois dans l’histoire du groupe, un BLAST !
Suite à ce premier titre, je me dis que l’album démarre très bien, en effet je m’attarderais moins sur les autres titres qui sont tous d’une très grande qualité. Le second titre A Rite of Passage se veut moins choquant, rappelant immédiatement que Dream Theater sait user de bonnes vielles recette et faire mouche, couplet rythmé et refrain efficace. A noter le pont avec les solos, Jordan Rudess termine ce passage en cacahuète (pardonnez moi l’expression) avec un solo de i phone (inventif le sorcier).
S’ensuit la ballade Wither, n’étant pas très fan des ballades, je la trouve très agréable, le chant nous transporte littéralement, les mélodies et accompagnements sont de toute beauté (mention spéciale en live, vraiment pas ennuyant comme titre). Reste que c’est le titre le plus court (le seul en dessous de huit minutes.)
Après ce bref répit on entend quelque chose battre de plus en plus fort, et ce n’est pas sans nous rappeler quelque chose… The Shattered Fortress est la fin de la Alcoholic Anonymous Suite ! Tous les riffs à l’exception de deux ont déjà été entendu dans un titres des 4 albums précédents ! Que du bon, que de souvenirs de mémorables écoutes ! Ce n’est certes pour le coup pas très inventif, mais le fan sera ravi.
Le titre suivant The Best of Times est très mélancolique et pour cause il est dédié au père de Mike Portnoy, mort peu avant la sortie de l’album. Triste et pourtant des passages joyeux, très beau morceau, il est juste dommage que les paroles ne soient pas moins explicites, la vie du batteur est citée, ce qui empêche de s’approprier pleinement le morceau.
Maintenant il ne reste que le dernier titre, (QUE c’est un euphémisme) dix neuf minutes de pur bonheur, The Count of Tuscany reste dans la tradition des chansons de fin d’album de Dream Theater, longue et inoubliable ! Tout y est, une intro douce, un riff martelé et asymétrique, une atmosphère torturée, un solo atmosphérique imparable un final juste magique !

Le tour de l’album ayant été effectué, mon impression globale de ce CD, est qu’il a tout pour lui, ces mecs savent tout faire et ils le prouvent une fois encore en évoluant dans de nouveaux registres et en gardant le meilleur, ils nous ont comme à leur habitude pondu un chef d‘œuvre du métal progressif. Le chemin parcouru depuis Images and Word est énorme mais Dream Theater est toujours la, et impressionne toujours de par sa maitrise et sa musicalité (en plus même la pochette est belle).

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