Chronique
- Samadhi (Prelude)
- Resign to Surrender (A New Age Dawns, Part IV)
- Unleashed
- Martyr of the Free Word
- Our Destiny
- Kingdom of Heaven (A New Age Dawns, Part V)
- The Price of Freedom (Interlude)
- Burn to a Cinder
- Tides of Time
- Deconstruct
- Semblance of Liberty
- White Waters (feat Tony Kakko de Sonata Arctica)
- Design Your Universe (A New Age Dawns, Part VI)
- Incentive (bonus)
Site(s) du groupe :
Publié le 04/01/2010
(Style : Métal Symphonique)
Revoilà la troupe de Mark Jansen, 2 ans après le controversé mais néanmoins très bon « The Divine Conspiracy ». Le groupe avait en effet légèrement changé de braquet en proposant une musique un peu plus « violente ». Force est de constater qu'Epica continue dans cette voie, mêlant toujours avec bon goût symphonique et heavy bourré d'hormones mâles.
Chœurs, arrangements orchestraux et Simone sont toujours au rendez-vous de morceaux épiques à souhait. La recette reste la même, mais les ingrédients changent. La guitare se fait par exemple plus présente que jamais et ne se limite pas à la simple rythmique des morceaux puisque les riffs sont ici très mélodiques. L'apport de Isaac Delahaye se fait ressentir, ce dernier provenant, tout comme le batteur Ariën Van Weesenbeek, de groupes plus extrêmes (God Dethroned notamment). Car Mark Jansen a beau être le compositeur principal, il laisse carte blanche aux autres membres pour apporter leur pierre à l'édifice, et c'est certainement ce qui fait la force du groupe. Il n'est donc pas étonnant de trouver ici et là quelques speederies bien senties agrémentées de grunts.
Le groupe a toutefois conservé quelques morceaux mid-tempos très agréables et permettant à la toujours sublime Simone Simons de montrer toute l'étendue de sa tessiture vocale. Toujours friand de mélodie orientales, le groupe varie les registres avec talent.
Les solos sont aussi enfin mis en avant puisque plutôt rares voir inexistants sur les 3 albums précédents. Le groupe s'essaye également au bon gros morceau de 13 minutes, spécialité des groupes de prog et de métal symphonique. Un morceau somptueux, tantôt complètement fou (cf solos de guitare et jeu de batterie), tantôt planant, un régal !
La batterie est mise très en avant, les changements de rythme sont incessants et nous permettent d'admirer toute la technique d'Ariën qui a vraiment apporté un vrai plus en intégrant le groupe il y a 2 ans.
Epica confirme donc que c'est bien le groupe de métal symphonique techniquement le plus abouti ces derniers temps, devant les décevants derniers album de Nightwish et Within Temptation et le split d'After Forever (quel dernier album !). Leur musique ici très progressive ne plaira pas au premier abord, mais en persévérant on découvre une vrai qualité de composition. Il manque certes quelques tubes marquants mais on en a largement pour son argent même si à l'écoute cela semble s'essouffler (ce n'est pas un disque qui a tournée plusieurs semaines dans ma chaîne, même si je n'en ai plus, ravagée par mes doigts destructeurs après que cette dernière n'ait pas voulue me rendre le dernier Serenity :D).
Un album pour les fans du groupe, les fans du genre, mais pour les autres ce ne sera pas la claque attendue qui les fera changer de camps.
Enfin, pour les avoir rencontrés à Toulouse, ils sont vraiment sympas et très simples, et sur scène j'ai rarement vu mieux (sauf Therion qui reste certainement la référence en live). En gros, un groupe qu'il est bon de soutenir. 70 minutes de plaisir !
Note : 3,5 arrondi à l'inférieur.



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