EVILE - Five Serpent's Teeth

Chronique

Pochette de l'album Five Serpent's Teeth par Evile
  1. Five Serpent's Teeth
  2. In Dreams of Terror
  3. Cult
  4. Eternal Empire
  5. Xaraya
  6. Origin of Oblivion
  7. Centurion
  8. In Memoriam
  9. Descent into Madness
  10. Long Live New Flesh
Par Mindkiller , Olivier no limit

Publié le 10/07/2011

 

Ami(e)s thrasheurs retenez bien cette date. C’est là que sort, distribué par Ereache records, le nouveau Evile nommé « Five Serpent's Teeth ». Du coup on s’y met à deux pour vous en parler : Mindkiller et moi-même, Olivier no limit, car il vaut son pesant d’or.

Autant le précèdent méfait d’Evile, « Infected Nations »  m’avait déçu car manquant de liant, autant ce « five serpents teeth » m’apparaît comme l’album de la maturité. Est-ce dû à l’arrivée du nouveau bassiste (Joël Graham) qui remplace le défunt mike Alexander? est-ce la claque qu’ils ont reçu en pleine âme  à la mort de ce dernier? Je ne sais pas.

En tous les cas, que ce soit dans l’articulation des riffs, des changements de tempos, du niveau des solos, de la voix de Matt Drake qui oscille entre Annhilator et Metallica, de la qualité des compositions, tout coule de source tout en montant d’un degré dans l’excellence. Du coup ce groupe Anglais, issu de la vague thrash revival, démontre qu’il sait faire du bon thrash et qu’il risque de durer.

Leur tasse thé ? Le metal de la bay area ! Quelques influences : le tempo lent de « xaraya » fait penser à Metallica époque « justice for all ».  Le peed « origine of oblivion »raisonne Exodus, pendant que « centurion » nous rappelle Annihilator. N’oublions pas non plus le  slow de « in memoriam », tout en arpèges légers et le refrain de « cult », martial et fédérateur. Inutile de préciser que tous ces titres sont vraiment bien ficelés.

Au bout du compte un album qui rassure et qui fera taire les détracteurs de la vague « thrash revival » qui pensaient qu’ils n’avaient plus grand-chose à dire.

Olivier no Limit

 

Les voilà qui reviennent nos anglais thrasheux de Evile. Avec ce Five Serpent's Teeth, il fait nul doute que ce coup ci, le combo va faire la quasi unanimité au sein des amateurs du genre. En effet après un Infected Nations moyennement bien perçu par les fans, cet album risque de faire grand bruit. L'album garde cette même propreté de production, mais on sent la hargne en plus qu'il manquait sur Infected Nations. Le changement de bassiste y est-il pour quelque chose ?

Toujours est-il que d'entrée de jeu, si l'on met de côté une intro relativement moyenne, l'album démarre fort. Les comparaisons avec les meilleurs albums de Exodus, Metallica ou Megadeth se font sans soucis. Le premier titre d'ailleurs est surprenant.. Evile aurait-il pioché dans les faces B du premier groupe de Kirk Hamett ? Car la rage qui se dégage du titre éponyme à l'album est vraiment palpable. Le chant lui reste identique par rapport à ses prédécesseurs. Peut être un brin trop moderne dans la façon de chanter par rapport au style proposé. Mais Evile ne surfe pas sur la vague dite revival à proprement parler. Ils ont su intégrer à leur musique modernité du type Machine Head à des influences plus lointaines dans le passé.

La deuxième chose qui va frapper l'auditeur à l'écoute de cet album est la dextérité dont font preuve les guitaristes lorsqu'il s'agit de poser les soli. En effet, ceux-ci sont exécutés avec une vélocité et une précision incroyable. Imaginez Kirk Hamett jouer à cent à l'heure... et pour les mauvaises langues : il joue juste. La technique est donc là. Et Evile va en imposer énormément avec ces titres. Alors certes, certains morceaux tirent vers le thrash à tendances death. Surtout d'un point de vue instrumental, comme c'est le cas sur In Dreams of Terror. Mais à côté ça renforce le côté bestial qui se dégage à la première écoute.

Après une écoute bien plus approfondie, cet album contient quelques temps morts... Des titres moins bons que les autres. Cependant ils sont peu nombreux et vu la cadence à laquelle démarre l'album, il est normal que le tempo ralentisse. Ainsi donc quand les chansons ne sont pas à 240bpm, ça nous donne une impression d'affaiblissement. Mais c'est bien peu de choses quand on voit la qualité de l'album.

Une mention spéciale néanmoins au titre In Memoriam. Titre qui est un hommage à titre posthume à Mike Alexander, premier bassiste du groupe. Celui-ci est décédé en 2009 des suites d'une embollie pulmonaire. Un titre qui regorge d'émotions et qui vous donnera des frissons si vous aimez les titres à mid tempo. Ce titre permet aussi de montrer toute l'étendue du talent de musiciens qui traverse chaque membre du groupe. Le chant est d'une rare émotion pour ce groupe, et les soli, très aériens, renforcent le côté solennel du titre. Un très bel hommage.

Un très bon album donc qui place Evile un peu plus en avant parmi la pléthore de groupe thrash existant. Un album qui sent la maturité et qui permet d'avancer sans commettre les erreurs des albums précédents. La hargne est là et on sent plus d'investissement de la part des musiciens en comparaison avec son prédecesseur. Un très bon point pour nos anglais donc. Et on peut se dire que Mike Alexander doit être fier de voir que, comme le demandait Freddy Mercury, le show continue avec un successeur digne de ce nom en la personne de Joel Graham.

Mindkiller.

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