FEAR FACTORY - Genexus

Chronique

Pochette de l'album Genexus par Fear Factory
  1. Autonomous Combat System
  2. Anodized
  3. Dielectric
  4. Soul Hacker
  5. Protomech
  6. Genexus
  7. Church of Execution
  8. Regenerate
  9. Battle for Utopia
  10. Expiration Date
  11. Mandatory Sacrifice (Bonus)
  12. Enhanced Reality (Bonus)

Site(s) du groupe :

Site web de Fear Factory
Par Dzo

Publié le 13/09/2015

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Depuis le début de sa carrière, Fear Factory nous a habitué à arboré une discographie en dent de scie, autant dire qu'on ne sait jamais trop à quoi s'attendre lors de la sortie d'un nouvel opus des californiens, piliers du Metal Industriel depuis le milieu des années 90.

Il y a déjà trois ans, le groupe nous livrait The Industrialist, album marqué par la reformation du duo Bell/ Cazares après dix ans de séparation, chacun ayant fait ses side-project de son côté (avec un dénominateur commun qui est le flop pour chacun d'eux). Malgré cette alliance solide qui a fait ses preuves dans le passé, cette galette me laissait mi figue mi raisin. Quelques bons morceaux dispatchés par ci par là, mais globalement pour moi il avait le même impact qu'un Digimortal à l'époque.

Genexus navigue t-il sur la voie de son prédécesseur? Pour moi, la réponse est non. En effet, ce dixième album est une réussite, et annonce un grand retour du groupe. Alors, ne vous attendez pas à quelque chose de nouveau, Fear Factory fait ce qu'il fait de mieux, c'est à dire du Fear Factory! Une recette simple mais efficace depuis plus de deux décennies: l'éternelle thématique de l'homme contre la machine, de la double pédale triggée en excès qui fait vibrer notre cage thoracique à chaque coup, de gros riffs simplistes mais terriblement efficace, et ce chant clair de Burton C. Bell aux refrains sur fond de samples industriels aux teintes futuristes, le tout soutenu par une production impeccable, dans la lignée de Mechanize. A noter que le groupe a signé chez le géant allemand Nuclear Blast, délaissant ainsi Candlelight Records.

On dénote une nouveauté au niveau du line-up, l'arrivée de Tony Campos (ex Static-X, ex-Soulfly, Ministry) au poste de bassiste, remplaçant Matt DeVries qui a quitté le groupe peu avant l'enregistrement de Genexus pour privilégier sa vie de famille. Mais de nous leurrons pas, les têtes pensantes de la bande ne sont que deux, les autres membres étant réduits au poste de simple exécutant. C'est peut-être un peu réducteur comme terme, mais c'est vrai, les cerveaux de Fear Factory sont Dino Cazares et Burton C. Bell.

Globalement, l'album est très bon, et ça fait du bien de voir que FF a toujours du potentiel dans la composition de titres de qualités. Il y en a une flopée qui feront vibrer les vieux fans du groupe comme moi, à l'image de 'Autonomous Combat System' qui fait une belle entrée en matière, l'efficace 'Dielectric' avec son refrain catchy, 'Soul Hacker' avec sa rythmique qui me fait beaucoup penser aux compos de l'époque d'Obsolete, 'Battle For Utopia' et l'excellente 'Regenerate' qui est du Fear Factory dans toute sa splendeur, indéniablement mon morceau préféré de Genexus.

 Il y a également des titres un peu plus étonnant comme 'Expiration Date' (qui me rappel 'Final Exit' sur Mechanize) et 'Enhanced Reality' (sur la version Digipack uniquement), des compositions planantes très différentes de ce que la formation propose habituellement, mais qui n'en demeure pas moins réussi également, même si ces dernières risquent d'en déstabiliser plus d'un.

En contrepartie, des titres plus médiocres se mélangent aux pépites comme 'Anodized' que je trouve assez aseptisé. Il y a également 'Mandatory Sacrifice' qui est une sorte de remix indigeste du titre éponyme, et qui s'avère donc très largement dispensable.

Vous l'aurez compris, après un coup d'épée dans l'eau avec The Industrialist en 2012, Genexus signe un retour en force du quatuor californien, et montre qu'après vingt cinq ans de bons loyaux services au sein de la scène Metal, Fear Factory est toujours capable de s'imposer avec de bons opus. Dans un univers qui n'évolue que très peu certes, mais ce qu'on aime en écoutant Fear Factory, c'est se prendre des rafales de double pédale et de samples indus en pleine face qui déboulonneront chaque écrou d'un T800 arrivé tout droit du futur, rien de plus, rien de moins.

 

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