FEAR FACTORY - The Industrialist

Chronique

Pochette de l'album The Industrialist par Fear Factory
  1. The Industrialist
  2. Recharger
  3. New Messiah
  4. God Eater
  5. Depraved Mind Murder
  6. Virus Of Faith
  7. Difference Engine
  8. Disassemble
  9. Religion Is Flawed Because Man Is Flawed
  10. Human Augmentation
  11. Blush Response (Difference Engine Remix) - Bonus
  12. Landfill - Bonus

Site(s) du groupe :

MySpace de Fear Factory Site web de Fear Factory
Par Dzo

Publié le 27/06/2012

Télécharger légalement

Le voilà, le tant attendu successeur de ‘Mechanize’, album de la renaissance de Fear Factory, marqué par le retour de senior Dino Cazares dans le groupe.

Deux ans après cet opus qui fut bien accueilli et perçu par les fans, le duo Bell / Cazares revient avec ‘The Industrialist’. Je parle de duo car les deux ex-Strapping Young Lad; Byron Stroud (basse) et Gene Hoglan (batterie) ont quitté le groupe peu avant la composition de l’album. Cazares s’occupera donc d’enregistrer les parties basses et guitares. A entendre les rythmiques furieuses des parties de double pédale, on se demandait souvent si ce n’était pas une machine qui tenait les rennes sur les précédents opus. Et bien pour ‘The Industrialist’ c’est chose faite puisque c’est une boîte à rythme qui accompagnera les grattes.

Le principal problème de Fear Factory, c’est sa discographie très irrégulière. Capable de nous pondre de véritables perles (Demanufacture, Obsolete, Archetype), comme les compositions les plus douteuses (Remanufacture, Digimortal et Transgression qui est la goutte d’eau qui fait déborder le vase). En gros, c’est tout ou rien avec Fear Factory.

Alors dans quelle catégorie se positionne ‘The Industrialist’?

En écoutant le premier titre éponyme de l’album, on se rend vite compte qu’il navigue dans la continuité directe de ‘Mechanize’. On a à faire à du gros (sans mauvais jeu de mots) avec cette ambiance industrielle si atypique à l’usine de la peur. L’éternelle thématique du face à face où l’homme affronte la machine est toujours bel est bien là.

 Au niveau de la batterie, il est sur qu’il est un peu rageant que Gene Hoglan ne soit plus de la partie, car son jeu sur ‘Mechanize’ était absolument dantesque. Mais la batterie programmée ne choque pas pour autant l’auditeur, même si elle paraît un peu plus impersonnelle.

Même agréable constat sur ‘Recharger’, qui était en écoute avant la sortie de l’album. Les riffs de gros Dino ainsi que le chant clair de Burton C. Bell sur le refrain font la recette simple et efficace que le groupe cultive depuis ses débuts. Rien d’innovant, mais c’est ce que chaque fan de Fear Factory recherche et aime entendre; se retrouver projeter dans un monde futuriste où l’intelligence artificielle et les T1000 règnent en maître.

Au niveau de la production, le duo gagnant nous a servi du lourd, du propre, du carré. Riffs accélérés toujours aussi implacables et efficaces, son sur-triggé de la boîte à rythmes qui remue la flore intestinale, rien à dire ce de côté-là! Les loulous n’ont pas tenté un son tendancieux à la ‘Transgression’, et c’est tant mieux pour nous.

‘New Messiah’ est également un très bon morceau, entraînant et mélodique, avec ses faux airs de ‘Shock’ (première chanson sur ‘Obsolete’). Après, c’est là que ça se gâte. La très dispensable ‘God Eater’ me fait rapidement tomber de mon nuage, beaucoup trop indus à mon goût. Quant à ‘Depraved Mind Murder’, ok on est attaché au côté cyber-industriel de FF, mais entendre des bruits de visseuses dans le morceau me refroidit carrément. On passe de l’univers futuriste robotique au garage de son mécano qui te fait la révision de ta voiture. Passons.

‘Virus Of Faith’ me mettra un peu de baume au cœur; il n’est pas aussi efficace que les trois premiers morceaux, mais officie dans une bonne dynamique. Quant à ‘Difference Engine’, il nous replonge directement dans la période glorieuse du groupe(1995-1998). Une véritable bonne surprise, car l’album avait tendance à perdre en intensité.

 S’en suit une traversée du désert avec deux titres instrumentaux ambiant: ‘Religion Is Flawed Because Man Is Flawed’ et ‘Human Augmentation’, qui rappelle fortement ‘Ascension’ qu’on retrouvait sur ‘Archetype’. Bien que pas dégueu, il faut tout de même avouer qu’il n’y a pas vraiment eu de grande recherche à ce niveau là. Pendant près de dix minutes, on est persuadé que ‘Human Augmentation’ va décoller, mais rien malheureusement, ce qui le rend stérile.

A noter que les deux morceaux bonus de la version Digipack sont absolument nuls, et ne présentent aucuns intérêts. Les remixes tantôt ambiant et semi-indus limite techno à deux francs six sous, non merci. Ils sont aussi agréables qu’une mouche dans une salade au restaurant.

Pas aussi mauvais que ‘Digimortal’ mais pas aussi transcendant que ‘Archetype’, ce nouvel opus mérite tout de même qu’on y prête attention, car il contient de bons éléments. On ne peut pas dire que Fear Factory ait pris beaucoup de risques, mais au final, est-ce un mal?

En tant que fan de longue date, je trouve qu’il manque quelque chose, ce déclic qui m’empêche de me laisser emporter dans l’univers futuriste du groupe, divaguant comme un vieux T800 obsolète dans de vieilles usines désaffectées. ‘The Industrialist’ me laisse donc un peu sur ma faim.

 

 

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