FORNOST ARNOR - The Death of a Rose

Chronique

Pochette de l'album The Death of a Rose par Fornost Arnor
  1. Rogue
  2. Nameless Fear
  3. Path Marked Unknown
  4. Lady Heresy
  5. Aspire For The Darkest Hour
  6. The Death of a Rose (Part I)
  7. The Death of a Rose (Part II)
  8. Farewell

Site(s) du groupe :

MySpace de Fornost Arnor
Par Mindkiller

Publié le 06/02/2012

 

L’Angleterre est un pays qui a toujours su nous procurer un son metal novateur et de qualité. Preuve en est, quant les USA se cantonnait au folk anti guerre du Vietnam, nos voisins saxons eux nous donnaient des groupes qui resteront comme les références du hard rock à savoir Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath (entre autre). Quand les USA se sont penchés plus en avant sur ce courant, les anglais ont encore fait un pas en avant avec des groupes comme Judas Priest, Saxon, Iron Maiden et un groupe surtout connu pour être la source d’inspiration de Metallica : Angel Witch. Cependant, en matière de metal extrême, les pays ayant le ‘monopole’ du bon goût reste les pays nordiques comme la Finlande, la Norvège ou encore les pays de l’ex URSS ou les USA laissant les miettes aux autres pays (même si certaines sont plus grosses que d’autres). Quelques fois pourtant nos voisins sortent rappeler qu’il y a aussi de bonnes choses outre Manche comme par exemple Eastern Front, Napalm Death ou même Bolt Thrower.

Sur le ‘plus fréquenté des webzines metal’, le sujet de ma diatribe est classée dans black metal progressif. Grosse erreur. En effet, le groupe Fornost Arnor, fier de deux albums, serait plus du metal progressif violent avec une voix growlée. Au premier abord, leur musique est inabordable pour le non musicien. Leur musique se rapprochant plus d’une complexité à la Gorod. Pas très black metal me direz vous. Mais c’est la sensation que l’on ressent clairement. Nous sommes plus en présence d’un death metal mélodique et technique avec des voix claires.Pas forcément indigeste, mais assez compliqué pour pouvoir rebuter. Une fois le style du groupe adopté par nos oreilles on se prend cependant au jeu sans aucun souci. En effet les influences sont mêmes les premières choses que l’on va chercher. Les premières, celles qui sautent tout de suite aux yeux (ou plutôt aux oreilles dans le cas présent) sont Opeth et Enslaved. Sachez donc que si vous n’êtes pas forcément client de ce genre de musique, l’écoute de ce The Death of a Rose pourra vous sembler pénible ou alors vous devrez apprendre à apprivoiser leur musique. Car il n’y a rien de clairement accessible dans cet album. Même si les mélodies sont accrocheuses (en particulier le pont doomisant de Path Marked Unknown) elles ne sont pas pour autant facile à retenir.

Cette difficulté à retenir la mélodie des titres proposé sur cet album sera accentué par le fait que tous les titres (sauf un) font tous entre 6 et 10 minutes. Des titres donc long qui donnent une ambiance certaine mais pas une facilité de mémorisation. Cependant, il faut noter la qualité musicale de nos anglais. Car leur musique est certes complexe mais aussi très bien exécutée. Et dans ce style, complexité, plans asymétriques et autres mélodies croisées ne sont pas forcément de bon augure. Ici, la mayonnaise prend. Certes il faut écouter l’album plusieurs fois, mais toutefois, la musique est bonne. Elle manque peut être de spontanéité ce qui nuira un peu aux plus férus de death metal classique. Mais cette musique, soyons honnête, ne s’adresse pas au tout venant. Il se pourrait même que la plupart du public les suivant soit musiciens.Nous sommes donc loin du mainstream. La production pourtant n’aurait pas orienté le groupe vers ce style. C’est d’ailleurs là que le bas blesse. Le groupe propose une musique bigarrée, mais la production est molle, fade. Seule la basse ressort vraiment. Le reste des instruments est à un niveau de production plat. Il semblerait qu’il n’y ait pas eu (ou peu) de mastering. Ce qui, dans ce cas précis, est une erreur assez conséquente car c’est précisément du mastering que viendra le corps de ce type de musique. Cela peut s’expliquer par la jeunesse du groupe et donc par un manque de moyens, mais c’est un bémol assez conséquent.

Mais cela n’empêchera en aucun l’écoute et l’appréciation du deuxième effort de nos jeunes anglais qui sont, en quelques sortes, la version anglaise et hybride de nos français de Gorod et des plus connus Opeth. Chapeau bas donc pour la prestation.

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