Chronique
- Xtacy
- Fruits Of Life
- Living Generation
- Land Of The Free
- Pennywise and Pound Foolish
- Mr. Cain
- Fool's Paradise
- Crusaders
- Grey Goo
- Innervations
Site(s) du groupe :
Publié le 20/09/2009
(Hard Rock)
Si la Suède est le pays des biscottes grillées et des meubles en kit c'est aussi, et pour beaucoup, « l'autre pays du hard rock », nombreux étant les combos suédois oeuvrant dans un hard rock que nous qualifierons de classique. En ce milieu d'année, c'est donc au tour de Geff, nouveau groupe décrochant la palme de la pochette la plus moche du mois, de tenter sa chance. Bien que mené par Ralf Jedestedt, tête pensant et guitariste du combo qui livre avec Land of the Free son premier album, Geff n'est pas un groupe constitué d'inconnus, bien au contraire. Les amateurs de hard rock/heavy mélodique auront ainsi le plaisir de retrouver le fabuleux Göran Edman (John Norum, Yngwie Malmsteen) derrière le micro, Anders Johannson (Malmsteen, Hammerfall) à la batterie, Mats Olausson (Malmsteen, Norum, Kamelot) aux claviers et Per Stadin (Billionaires Boys Club) à la basse. Un personnel au pedigree conséquent donc, auquel vient s'ajouter Jens Johansson, frère du batteur de même nom et claviériste de Stratovarius, venu poser un solo de Hammond sur un des dix morceaux qui composent cet opus.
Au menu donc, un hard rock très classique, agrémenté par de nombreuses pistes de claviers apportant une touche FM qui se révèlera, il faut bien l'avouer, un poil irritante. Car si tout commence bien avec l'énervé Xctacy qui, malgré des chœurs et un refrain peu convaincants se révèle être une très bonne entrée en matière, Fruits of Life et Living Generation nous enlisent bien vite dans un hard rock mid-tempo peu inspiré et entendu des dizaines de fois (chez Deep Purple notamment), à l'intérêt plus que limité. Mais Ralf Jedestedt en a visiblement gardé sous la pédale, et le niveau remonte bien vite avec le très rapide, mélodique et efficace Land of the Free, morceau donnant son nom à l'album (et celui sur lequel apparaît très probablement Jens Johansson, tant le solo de clavier exécuté ici est d'une niveau technique bien supérieur au reste de l'album), et morceau qui n'aurait pas dépareillé sur le Revenge d'Allen/Lande notamment. Pennywise and Pound Foolish, plus conventionnel, évolue dans un hard rock classique, mettant en avant la magnifique voix d'un Göran Edman au taquet, alors que la power-ballad Mr Cain constitue sans doute la plus belle réussite de cet opus.
La fin de l'album se révèle bien plus anecdotique, alternant entre titres FM insignifiants, mid-tempo entendus mille fois et titres plus rapides dénués d'intérêt, laissant à l'auditeur comme un goût d'inachevé dans la bouche. Un premier album et une semi-réussite pour Ralf Jedestedt, qui travaille déjà sur la seconde offrande du combo. Un album de plus sur le CV des autres musiciens, qui, sans ternir leur carrière, livrent un album dans la moyenne des productions hard rock de ces dernières années : sympathique, mais certainement pas impérissable!



Commentaires des internautes