HATE - Solarflesh

Chronique

Pochette de l'album Solarflesh par Hate
  1. Watchful Eye of Doom
  2. Eternal Might
  3. Alchemy of Blood
  4. Timeless Kingdom
  5. Festival Of Slaves
  6. Sadness Will Last Forever
  7. Solarflesh
  8. Endless Purity
  9. Mesmerized

Site(s) du groupe :

MySpace de Hate Site web de Hate
Par Dzo

Publié le 02/02/2013

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Il y a de ça quelques années, Hate avait marqué les esprits en livrant ‘Awakening Of The Liar’, un concentré de Death brutal sans compromis ni grande originalité, sans une once de note mélodique, laissant simplement place à du martelage de caisse claire avec un blast de porc, une voix gutturale et des riffs à se trancher la gorge avec une brosse à dent.

En 2008, ‘Morphosis’ marquait une sorte d’évolution notable des polonais vers un Black / Death un peu plus travaillé que les précédents opus. Changement de direction que j’avais apprécié, l’album comportant de très bonnes pistes.

Puis ce début d’année 2013 symbolise l’arrivée de ‘Solarflesh’, huitième album de Hate. Un opus que j’attendais avec impatience malgré qu’Erebos’ m’avait laissé tout de même un peu sur ma faim.

‘Watchfull Eye Of Doom’ démarre les hostilités, une intro instrumentale plutôt bien ficelée, composée de divers samples et bruitages qui permettent de se plonger progressivement dans l’ambiance insufflée par les polonais.

Puis le drame arrive avec ‘Ov Fire And The Void’…. Euh ‘Eternal Might’ pardon. En effet, ce titre, est une copie déconcertante des congénères (enfin des mentors plutôt) de Hate, à savoir Behemoth! Ce morceau est affreusement pompé du titre que j’ai cité, que ce soit l’entrée dans le vif du sujet avec le jeu de batterie, les riffs, la rythmique, l’ambiance, tout, c’est vraiment décevant venant d’un groupe de cette envergure d’en arriver à ce niveau pour essayer de briller autant que la bande à Nergal. Au delà de la partie instrumentale, même la voix d’Adam The First Sinner (qui porte le même prénom que le leader de la concurrence, décidément) est callée sur le chant de Nergal. Manquerait plus que le chanteur de Hate sorte son autobiographie tient.

Imité, mais jamais égalé.

Pompé donc, mais de manière assez grotesque et insipide en plus, même si les musiciens sont des tueurs et que la production est très bonne, ça ne fait pas tout. Aucune aura n’arbore vraiment les compos, même si elles sont de bonne facture. Un fan de Behemoth ne s’y trompera pas et ne tombera pas dans le panneau, préférant largement plancher sur ‘Evangelion’ que ‘Solarflesh’.

Par contre, ‘Festival Of Slaves’ est un morceau que j’ai trouvé plutôt efficace même si ce dernier est assez classique, officiant dans une rythmique frénétique où le batteur prouve une fois de plus son habileté et son talent derrière les fûts.

‘Sadness Will Last Forever’ vient aérer la brutalité de l’album en proposant un titre plus posé qui se finit dans une outro bien sombre à souhait. Un morceau que je trouve plus personnel et qui parvient à se détacher de la comparaison récurrente avec Behemoth, même si la voix Nergalienne est toujours belle et bien présente (et qu'au fil des écoutes je lui trouve une petite ressemblance avec un morceau de Belphegor).

Le titre éponyme de l’album arbore quant à lui une touche très orientale qui fait instantanément penser à Melechesh (ce qui était déjà un peu le cas sur la fin de ‘Alchemy Of Blood’), que ce soit l’intro acoustique ou la rythmique de batterie assez atypique aux israéliens, sans parler de la pseudo relance à 2’05 qui fera tomber les fans du groupe de leur chaise tant c’est flagrant. On va de plagiat en plagiat.

Bon, il est vrai que le morceau est plutôt plaisant à écouter, mais on ne peut s’empêcher de faire des rapprochements et comparaisons tout au long de l’écoute de l’album. Et c’est ce qui a aura peut être raison de beaucoup d’auditeurs, délaissant ‘Solarflesh’ au profit d’albums plus authentiques.

L’album se termine sur ‘Mesmerized’, morceau agrémenté de quelques discrets chants féminins qui donnent un ton mystique et séduisant, et qui permet de finir ‘Solarflesh’ sur une touche positive.

Hate a malheureusement décidé de céder à la facilité en optant pour une pâle copie plutôt qu’en œuvrant dans des compos créatives et personnelles. ‘Solarflesh’ est un album qui se laisse largement écouter et apprécier à sa juste valeur, mais n’importe quel auditeur de Behemoth soulèvera rapidement la supercherie. Dommage!

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