HYPOCRISY - End Of Disclosure

Chronique

Pochette de l'album End Of Disclosure par Hypocrisy
  1. End Of Disclosure
  2. Tales Of Thy Spineless
  3. The Eye
  4. United We Fall
  5. Double Zero
  6. Hell Is Where I Stay
  7. Soldier Of Fortune
  8. When Death Calls
  9. The Return

Site(s) du groupe :

MySpace de Hypocrisy Site web de Hypocrisy
Par Dzo

Publié le 15/06/2013

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En matière de productivité, on peut dire que le père Tägtgren ne chôme pas et ne reste jamais sur ses acquis. A peine a t-on le temps de digérer un album et un dvd live de son side-project Pain, que l’inépuisable Peter revient avec son boys band d’origine afin de livrer leur treizième full-length. Entre les tournées de ses deux groupes, les compositions d’albums et son boulot de producteur, on se demande comment le charismatique frontman, qui a passé la quarantaine, arrive à maintenir une telle cadence et une énergie presque intacte depuis le début de sa carrière.

Mais en tant qu’énorme fan du combo suédois, ce n’est certainement pas moi qui vais me plaindre de l’arrivée de End Of Disclosure, énième opus qui paraît chez le géant Nuclear Blast. Malgré cette insatiable attente, je ressens toujours une certaine anxiété en découvrant le nouvel album d’un groupe que j’adule, presque comme une groupie. Peur de la déception, de ne rien ressentir ou trouver ce dernier insipide.

Il faut dire qu’Hypocrisy arbore une discographie impressionnante qui a écumé plusieurs périodes bien distinctes, que ce soit le Death plus conventionnel de Penetralia ou le prenant album éponyme du groupe aux allures UFO que tout le monde connaît bien désormais.

Quelques semaines avant la sortie de l’album, le titre éponyme de ce nouveau-né ne m’avait ni déçu, ni enthousiasmé pour autant. Certes, ça reste du pur Hypocrisy avec les ingrédients phares qui font la force du groupe depuis une vingtaine d’année. Des compos entrainantes, un chant guttural si propre à Peter Tägtgren qui revient un peu aux sources des premières heures du groupe, et bien évidemment cet aspect conspiration et petits hommes verts qu’on aime tant.

« I Want To Believe », rappelez-vous cette célèbre phrase qui était écrite sur le poster fétiche de Fox Mulder dans la vieillissante série X-Files. Je voulais y croire à ce nouvel album, mais j’ai malheureusement assez vite déchanté. En effet, à la première écoute globale de l’album, terrible déception. Très peu de pistes ont eu le mérite de m’accrocher le tympan, me laissant la même impression que son prédécesseur, A Taste Of Extreme Divinity: un album plutôt bon, soutenu une fois de plus par une production irréprochable, mais qui, à l’exception de deux ou trois titres, ne me transcende pas.

Mes craintes se confirment, même si le noyau dur d’Hypocrisy est bel et bien là, il manque quelque chose pour me donner l’envie de l’écouter en boucle. Aucune prise de risque, il est vrai que le trio est très bon dans ce qu’il fait, mais ça ne transmet pas grand chose à l’auditeur comparé à des albums comme The Final Chapter ou Into The Abyss.

Pas un moment je n’ai eu ce petit frisson en parcourant End Of Disclosure, même si quelques passages me rappelleront agréablement quelques vieux albums; exemple avec ‘The Eye’ qui se perd dans le spectre de The Arrival ou ‘United We Fall’ qui rappelle l’agressivité qu’on retrouvait sur The Final Chapter, mais cela reste très ponctuel. Je ne critique pas le contenu en me basant simplement sur le passé du groupe et en clamant bêtement « c’était mieux avant » comme un vieux con, mais je suis déçu de ne pas avoir eu un effet de surprise avec des compositions salvatrices qui t’explosent au visage et te prennent aux tripes. Un truc plus couillu, avec plus d’audace. Des morceaux qui t’émerveille à la sauce ‘Eraser’ ou ‘Fire In The Sky’, hits indémodables et intemporels.

Si on se penche sur quelques autres titres, ‘Tales Of Thy Spineless’ reste un bon morceau, bien agressif, sans pour autant redessiner un nouveau continent. ’44 Double Zero’ et ‘Hell Is Where I Stay’ défilent sans qu’on y fasse réellement attention et tombent rapidement dans l’oubli, loin d’être transcendant d’après moi.

La petite traversée du désert s’interrompt avec ‘Soldiers Of Infortune’, que j’ai réellement bien apprécié, sûrement l’une de mes préférées, certainement grâce à cet esprit des anciens albums qui flotte dans ce morceau. ‘When Death Calls’ est quant à lui certainement le titre le plus rentre dedans, alliant un Death puissant, salvateur et sauvage combiné à une rythmique efficace si propre à Hypocrisy. L’album se clôture sur ‘The Return’, morceau le plus long de cette galette qui se caractérise par une ambiance plus posée et hypnotique, histoire d’atterrir du monde des petits hommes verts en douceur et avec une certaine finesse.

Après près de quatre ans de silence (si on met de côté Hell Over Sofia qui est un live), je dois avouer que j’attendais un retour plus fracassant d’Hypocrisy. Aucune réelle prise de risque et rien de bien nouveau, je reste sur ma faim avec End Of Disclosure. Après, j’ai tout de même hâte de voir ce que peuvent donner certaines de ces nouvelles compositions sur scène, réponse cet été au Party San.

La faute à quoi? A un équilibre mal réparti entre Hypocrisy et Pain? Ce dernier accentuant une cadence d’albums plus soutenu, ou une lassitude qui s’installe au fil des années au sein du groupe natif de Peter? Chacun se fera sa propre opinion sur le sujet. En tout cas, on ne peut pas reprocher au trio suédois de s’éloigner de sa ligne de conduite, mais il faut bien admettre que cet opus sonne un peu trop comme du déjà entendu, même si petit à petit je commence à l’apprivoiser. A ne pas négliger non plus, il mérite sa place dans la discographie étoffée du groupe, mais ne va pas bousculer les mœurs pour autant.

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