I KILLED THE PROM QUEEN - Beloved

Chronique

Pochette de l'album Beloved par I Killed The Prom Queen
  1. Beginning of the End
  2. To the Wolves
  3. Bright Enough
  4. Meilor
  5. Thirty One & Sevens
  6. Calvert Street
  7. Kjærlighet
  8. The Beaten Path
  9. Nightmares
  10. No One Will Save Us
  11. Brevity
Par Baptiste

Publié le 27/02/2014

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Formé en 2000, I Killed the Prom Queen a fait les beaux jours du metalcore made in Australie jusqu’à leur split en 2008.

Après avoir intégré un chanteur permanent en la personne de Jamie Hope (ex- The Red Shore), le groupe se reforme en 2011 pour accoucher en ce début d’année d’un nouvel album que l’on osait plus espérer.

 

Qu’attendre en 2014 d’un tel groupe? Avec quasiment 15 ans d’existence au compteur, la formation fait office d’anciens dans un style où tout semble avoir été dit.
On n’est pas loin de la vérité. I Killed the Prom Queen revient avec un album de metalcore classique qui ne réinvente pas le style.

 

Mais si tous les gimmicks sont présents, des breakdowns ravageurs aux refrains en chant clair, il sera difficile de ne pas être emballé par cet album pour qui aime le metalcore des années 2000.
Certes le groupe avance en terrain connu, mais il le fait avec un talent indéniable.

11 morceaux ultra efficaces qui donnent une belle leçon à la plupart des formations du moment.

Les rageurs « No One WillSave Us » et « To the Wolves », ou l’énorme tube « ThirtyOne & Sevens » feront sans aucun doute headbanguer les foules, tandis que l’émotion d’un « Kjaerlighet » attaque directement aux tripes.

 

L’utilisation parcimonieuse du chant clair apporte un vrai plus aux compositions et non pas un passage obligé comme trop souvent. De même pour les breakdowns, sortis souvent de nul part chez d’autres groupes.

A noter également un véritable travail sur la lead guitare qui enchaine les mélodies dévastatrices, rehaussées par une classique mais solide base rythmique.

 

Si le groupe n’a pas changé de formule depuis son album précédent, le son a en revanche pas mal bougé. La production de Fredrick Nordström, connu pour son travail entre autres avec Soilwork ou In Flames, donne un feeling melodeath palpable aux compositions du combo. Les riffs de « Meilor » ou « Calvert Street » sont à ce titre très représentatifs. Ce dernier morceau a d’ailleurs été enregistré en featuring avec Björn Strid de… Soilwork, comme par hasard.

Cette couleur nordique enrichit la musique du groupe sans la dénaturer, en ayant le mérite d’offrir un son un peu différent des productions américaines massives inhérentes au style.

 

Au final, rien n’est à jeter dans ce disque maitrisé de bout en bout. Le groupe prend peu de risques, mais fait parler la poudre avec classe.

On ne peut que lui reprocher sa durée de seulement 37 minutes, un titres faiblard sur la fin (« Nightmares », trop classique) et le manque de nouveauté déjà évoqué.

 

On aurait cependant tort debouder son plaisir. I Killed The Prom Queen signe un retour aussi gagnant qu’inattendu.

Tout amateur de metalcore devrait trouver son compte dans cette nouvelle offrande qui, sans réinventer un style trop figé, propose 11 morceaux d’une qualité qu’on souhaiterait plus fréquente.

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