ICED EARTH - Plagues of Babylon

Chronique

Pochette de l'album Plagues of Babylon par Iced Earth
  1. Plagues of Babylon
  2. Democide
  3. The Culling
  4. Among The Living Dead
  5. Resistance
  6. The End?
  7. If I Could See You
  8. Cthulhu
  9. Peacemaker
  10. Parasite
  11. Spirit Of The Times
  12. Hyghwayman (Bonus Track, Jimmy Webb Cover)
  13. Outro

Site(s) du groupe :

Site web de Iced Earth
Par Mindkiller

Publié le 20/01/2014

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Dystopia, le précédent album d'Iced Earth avait été salué par la critique. En effet, après un double album d'une qualité d'écriture irréprochable d'un point de vue musical mais très mal perçu par les fans comme la critique car trop orchestré, le groupe avait peiné à se relever. Les changements entre Tim Owens et Matthew Barlow (devenu MP depuis les attentats du 11 Septembre 2001) n'avaient pas non plus aidé à faire garder une cohésion musicale pour le groupe. Ces changements avaient d'ailleurs pas mal affecté Jon Schaffer qui était en plein deuil à cette époque. Après un album et une tournée avec Matthew Barlow, celui ci repart, pour des raisons qui lui sont propre. Sort alors Dystopia avec le nouveau poulain du groupe, suggéré à Schaffer par le patron de Century Media. Son point fort : des poussées aigües à la Tim Owens et un chant bas très proche de celui de Matthew Barlow. Il participe aussi à la composition des albums et devient très vite proche de Schaffer (cela se voit énormément sur scène par ailleurs). Après la sortie du Live In Ancient Kouryon en 2013, plus aucun doute ne se fait quant à la cohésion du groupe, ou plutôt du binôme au coeur de la machine Iced Earth. Stu Block est l'homme qu'il fallait, les titres joués en live le prouvent, il est parfait et d'une justesse inouïe, même s'il ne chante pas tout à fait les titres classiques du groupe comme nous avions l'habitude de les entendre. Fin 2013, l'annonce du prochain album est faite. Les fans l'attendent au tournant, impatient de voir si le groupe va se risquer à des orchestrations savantes comme sur le Something Wicked I & II ou plutôt rester dans la lignée du précédent opus.

Fin 2014, un premier titre est dévoilé en "lyrics video", Plagues of Babylon. Celle ci rassure les fans, et sera aussi le titre idéal pour ouvrir l'album. Comprenez, une intro au titre qui permet l'immersion immédiate de l'auditeur dans l'album par ces percussions ultra basses, sourdes, prenantes. En live celles ci rendent encore mieux. Une mélodie guitare arrive et permet de comprendre qu'Iced Earth est vraiment reparti sur les chapeaux de roues. Le groupe garde sa force mélodique et ses riffs ravageurs, on pourra d'ailleurs dire que la main droite de Jon est la plus implacable et la plus rigoureuse d'outre atlantique tellement ses triolets sont précis, rapides et envoient. Mais limiter cet album à ce seul Plagues of Babylon, qui pourtant résume à merveille l'album, serait réducteur. D'ailleurs tous les titres suivant seront de la même trempe, The Culling par exemple : rythmique lourde, mélodie parfaite et bien entendu les choeurs. Non, nous ne sommes pas sur du Something Wicked par des choeurs orchestrés chiant, long, inutiles, mais plus sur de l'appui mélodique pour les refrains. Car seuls les refrains seront repris, et pas de choeurs féminins, non. Des choeurs masculins qui sublimeront la voix de Stu Block.
Rajoutez à cela des invités de prestiges comme Hansi Kürsch (Blind Guardian) sur un titre comme Among The Living Dead et vous aurez un album qui tient la route. D'autant que, preuve à l'appui à Paris, le timbre de voix d'Hansi colle parfaitement à Iced Earth et surtout est proche, sans être similaire, à celui de Stu. D'autres invités de prestige seront là, comme Russel Allen (Symphony X) et Michael Poulsen (Volbeat) qui partageront les leads et backing vocals sur le titre le plus étonnant de l'album (uniquement disponible sur la version "deluxe" de l'album) qui est Highwayman. Une cover country de Jimmy Webb qui donne au groupe une autre dimension mais qui ne lui va pas très bien. Et que dire de The End... Un titre fort, puissant qui tout au long de ses 7 minutes entrainera l'auditeur dans plusieurs sphères jusqu'à cet outro majestueuse tout en guitare acoustique. Merveilleux.

Cependant, avec des titres comme Resistance ou If I Could See You, Iced Earth renoue avec sa tradition, et pas la meilleure. Resistance, va voir une couche de mélodies, de rythmes qui changent et qui va finir par être un peu "brouillon" (pour du Iced Earth). On sent la volonté de retrouver la force des titres des premiers albums jusqu'à Something Wicked This Way Comes de 1996. Cependant, ça ne marche pas. On préfèrera un Iced Earth plus direct, plus en phase avec ce qu'ils ont construit avec Dystopia. Comprenez que le titre n'est pas mauvais, mais bien faible en comparaison à ce qu'ils nous ont fait. D'ailleurs les riffs lent et lourds ne leurs correspondent pas forcément. On était en droit d'attendre autre chose du groupe. On sent presque le groupe se caricaturer lui même : cri à la Tim Owens (semblable à celui de Ten Thousands Strongs sur l'album The Glorious Burden) et passage un peu plus faiblard que sur le reste. Et le titre dont on n'échappe dorénavant plus avec Iced Earth : If I Could See You et sa traditionnelle ballade semi acoustique. Si End Of Innocence titre du précédent album en mémoire à la défunte mère de Stu Block était fort, chargé en émotion, celui ci, en hommage au grand père de Jon Schaffer est plus consensuel et flirte moins avec l'émotion. Un semi loupé qui passe bien en live, mais qu'on digère assez vite pour le reléguer plus tard aux oubliettes. Encore une fois le titre n'est pas mauvais, mais trop convenu et surtout beaucoup moins d'émotions palpables sont présent sur ce titre que sur l'autre précédemment cité.

Alors malgré ces deux titres (en dehors du titre bonus) en deçà de ce que le groupe nous a habituellement donné, l'album n'en reste pas un mauvais album pour autant. Preuve en a été avec l'accueil qui lui a été réservé à Paris au Trabendo le 15 janvier 2014 (Live Report disponible sur le site). L'album est bon et conforte Stu Block comme meilleur chanteur du groupe ex aequo avec Mat Barlow, et ce n'est pas une mince affaire. L'album est percutant avec une belle production, mais bon, les habitués du groupe le savent maintenant, les productions d'Iced Earth sont musclées et le resteront. Autre bonne surprise sur cet album, un retour des soli, qui ont souvent été absent des albums du combo. D'autant que ceux là apportent une vraie force aux titres, même à certain comme If I Could See You. Un album à réécouter sans modération et qui, si le prochain s'avère être dans cette veine formera la nouvelle sainte trinité du groupe qui était pourtant en place depuis près de 20 ans.

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