IN CAUDA VENENUM / HEIR / SPECTRALE - In Cauda Venenum / Heir / Spectrale

Chronique

Pochette de l'album In Cauda Venenum / Heir / Spectrale par In Cauda Venenum / Heir / Spectrale
  1. Spectrale - Sagittarius A
  2. Heir - Descent
  3. In Cauda Venenum - Laura Palmer, Agonie à Twin Peaks
  4. Spectrale - Al Ashfar
  5. Heir - Upon The Masses
  6. Spectrale - Crépuscule
  7. Heir - Sectarism
Style : voir chronique
Par olivier no limit

Publié le 05/09/2016

 

Pas vraiment un split mais plutôt un tryptique musical que ce « In Cauda Venenum / Heir / Spectrale » proposé par les acteurs de l’ombre et qui regroupe 3 titres de SPECTRALE, trois compositions de HEIR et un morceau de IN CAUDA VENENUM nommé «Laura Palmer, Agonie à Twin Peaks ».Ce dernier, qui dure pas loin d’un quart d’heure, est en fait une interprétation d’une composition d’Angelo Badalamenti tiré de la bande son de la série TWIN PEAKS. Sur ce morceau on y trouve d’ailleurs le violoncelliste Raphaël Verguin qui y joue de façon omniprésente.

Alors comme à mon habitude je ne vais pas vous faire un roman fleuve mais plutôt une chronique que j’espère synthétique histoire de vous retranscrire les émotions que j’ai pu tirer à l'écoute de cette galette. Et comme il se doit ,les puristes du black risquent parfois d’en perdre leur latin, car ici on casse pas mal de codes du Metal Noir .Par exemple en ce qui concerne SPECTRALE, on a le droit à de l’instrumental sur fond de guitares acoustiques, ponctué cependant de solos à l'éléctrique un peu inquiétants ou de petites choses délicatement flippantes comme cet orchestre qui s’accorde à la fin de « « sagittarius ».Est-ce du black ? Je ne serai vous dire, à chacun de juger, mais perso je trouve qu’il y a une certaine finesse dans leur univers musical pas si dépouillé que cela.

Par contre HEIR est beaucoup plus classique : voix acide, transitions brusques, noirceur désenchantée. Ils alternent leur jeu entre un black atmosphérique plutôt calme et des cavalcades emportées comme si les murs de votre maison s’abattaient sur vos épaules, vous écrasant d’une angoisse palpable et agressive. Ils sont spécialistes d’ailleurs de ces contrastes souvent inattendus pouvant aussi y mêler, outre de bons blast beat, pas mal de mélancolie désespérée.

Enfin il y a IN CAUDA VENENUM. Un voyage qui vous enveloppe aussi bien dans quelque chose d’écorché, d’agressif, de contrasté, de planant, d’étouffant, d’inquiétant avec ce violoncelle omniprésent qui apporte une profondeur de tous les instants à ce titre.Lémotion vibre à nue via une noirceur et une sensibilité particuliere. Perso, pour moi une vraie réussite. Mais, réussite peut s’appliquer à l’ensemble de cet album, car il mêle en son sein trois façons d’appréhender la musique qui va, à mon humble avis, bien plus loin que le black. Juste des artistes !

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