KATECHON - Man, God, Giant

Chronique

Pochette de l'album Man, God, Giant par Katechon
  1. Endless Funeral
  2. Spring of Man
  3. Black Rain Ungodly Rituals
  4. Liquid Decadence
  5. Transition
  6. Man, God, Giant
  7. Endgames
  8. Deathly Treasures
  9. Unbeing
  10. Beautiful Desolation

Site(s) du groupe :

Site web de Katechon
Par Raven

Publié le 24/12/2013

 

Si il y a bien un projet qui a été entendu de nulle part avant et qui a mis une bonne branlée aux amateurs de metal extrême underground cette année, ce sont les Norvégiens de Katechon avec leur premier album : Man, God, Giant.

Sa pochette, avec son gris dominant, fait dans le classique des illustrations aux thèmes occultes. La gravité qui ressort de cette pochette risque de nous surprendre. Niveau musique, le groupe officie dans un blackened death metal résolument violent, toujours avec des touches occultes. Le contenu musical de Man, God, Giant défonce les oreilles de l’amateur de metal extrême, et il aura de quoi être ravi avec les 10 morceaux qui le composent.

J’ai dit branlée auditive ?!

Oui, et je pourrais même le confirmer plusieurs fois !

L’écoute commence avec le titre : Endless Funeral. Le début est tonitruant, avec des bases qui se posent rapidement. La voix death éructe sur l’ambiance black metal de la chanson. Les riffs sont entrainants, le tempo est diabolique. Les quelques bruits de cloche renforcent l’atmosphère funéraire du morceau. Cette chanson d’ouverture, courte, est ultra-efficace. On s’introduit crescendo dans la noirceur de Katechon avec le titre suivant : Black Rain Ungodly Rituals, et là c’est ‘tuerie’. Après un début calme, inquiétant, l’ambiance est lourde, et les riffs qui arrivent par la suite nous écrasent, nous donnent mal à la tête. Le blackened death des Norvégiens est incisif avec ses touches occultes. Ce morceau comporte des passages variés, renforçant la très bonne impression. La suite bien death avec Spring of Man qui est une chanson au tempo rapide, s’emballant vite. Une nouvelle fois, l’ambiance lourde écrase l’auditeur. C’est encore un morceau de courte durée avec beaucoup de groove. On enchaine direct avec Liquid Decadence pour un tempo encore plus rapide. Cette chanson est un véritable rouleau compresseur, rendant la musique de Katechon impériale. L’impeccable se poursuit avec le titre : Transition. Le morceau porte bien son nom. Les riffs black/death montent crescendo dans la composition. L’ambiance est très lourde, apocalyptique. Les éructations du chanteur renforcent pleinement ces impressions. Les 5 premières chansons de Man, God, Giant sont dans l’ensemble excellentes, très ambiancées, et ce tout avec beaucoup de groove. Que de surprises qui ne vont pas manquer dans la second partie de l’album.

La sixième piste est le morceau-titre de l’album. Le tempo est comme d’habitude rapide avec des riffs suintant toujours les enfers. Comme toujours, c’est une chanson death groovy bien rock’n roll avec quelques passages black. Le morceau est ultra-efficace pour une composition folle. Endgames fait son apparition en reprenant les mêmes bases. Pour résumer cette chanson : composition basique, moins de folie mais riffs entrainants, passages black, et ambiance funéraire. Deathly Treasures arrive et présente toujours les mêmes arguments de composition, idem pour Unbeing. Redondance ?! Peut-être. Mais les compositions de Man, God, Giant sont tellement addictives qu’on n’a pas le temps de réfléchir. Cet album de Katechon s’apprécie pleinement, et il se termine en boulet de canon avec le titre : Beautiful Desolation. Toute la crème de Katechon est présente dans cette composition, c’est-à-dire des riffs super entrainants pour un tempo toujours aussi infernal.

Mes titres préférés sont : Black Rain Ungodly Rituals, Liquid Decadence, Transition, et Beautiful Desolation.

Le blackened death metal occulte de Katechon est impérial. Dans Man, God, Giant, les morceaux sont dans l’ensemble courts pour une écoute rapide, percutante, explosive. Si on rentre un peu plus dans les détails, l’écoute de l’album aura tendance à se répéter, mais avec les compositions de Katechon, on arrive à faire abstraction. Et le pire dans cette histoire, c’est qu’on en redemande. Au niveau des sorties cette année, les thèmes occultes sont bien mis en avant, et Katechon prouve qu’avec du metal extrême, on peut les magnifier dans leurs noirceurs les plus magistrales.

Man, God, Giant de Katechon est ma sensation de l’année 2013 !

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