KHLYST - Chaos is my Name

Chronique

Pochette de l'album Chaos is my Name par Khlyst
  1. I
  2. II
  3. III
  4. IV
  5. V
  6. VI
  7. VII
  8. VIII

Site(s) du groupe :

Site web de Khlyst
Style : voir chronique
Par Bloody

Publié le 07/11/2006

 

Metal Experimental.

Deux questions émergent à l’écoute de cet album. Premièrement, peut-on nous faire bouffer n’importe quoi sous prétexte d’avant-garde, d’anti-conformisme ou d’expérimentation ? Et surtout, les auteurs de cette diarrhée sonore ont-ils conscience de leur nullité absolue ?
Imaginez un amas de cris hystériques péniblement accompagnés par un guitariste drogué, donnant l’impression d’avoir appris à se servir de son instrument 10 minutes avant l’enregistrement, car incapable d’enchaîner trois notes sans se planter et accouchant de « riffs » dissonants (on est loin de Converge je vous rassure) d’une pauvreté effarante. Là-dessus, rajoutez une batterie qui fait mumuse en tapant de façon plus ou moins régulière sur ses tomes sans se préoccuper de ce qui se passe déjà à côté… Si vous ne jetez pas ce disque dans un bain de soude, peut être écouterez-vous les plages suivantes, où des morceaux pseudo atmosphérique s’étalent en longueur sur quelques pauvres nappes de claviers sans qu’il ne se passe rien, mis à pars la nana (car oui c'est une fille) qui se met à gueuler de temps en temps, pour faire ambiance probablement. Puis on repart un tour, avec les mêmes guitares pourries, le même chant de vielle agonisante, et la même batterie Playschool. Le pire c’est que même en composant au hasard le duo à l’origine de ce furoncle arrive à se répéter et à utiliser les mêmes riffs et les mêmes samples… Pathétique.

C’est à ce demander vraiment où à voulu en venir James Plotkin (Khanate) et son acolyte Runhild Gammelsæter, (Sunn O))))) . Si ils ambitionnent de révolutionner le métal comme l’a fait la musique contemporaine au début du siècle précèdent avec la musique classique c’est raté. Car si les œuvres de Schönberg ou de Webern avaient pour base le rejet des règles traditionnelles, comme celle de la tonalité, ce n’était que pour y établir une nouvelle façon de composer en mettant en place la série dodécaphonique. Cela a abouti à des œuvres qui demandaient un niveau de pratique important de la part du musicien. Ce n’est pas le cas avec ce « Choas is my Name ». Ici ni structure, ni technique, du n’importe quoi, donc du faisable par n’importe qui.

Il se pourrait aussi que ce disque ait été conçu comme une performance, au sens ou on l’entend dans l’art contemporain. Si c’était le cas la place de cette chose aurait plus été dans une galerie d’art moderne, avec une mise en scène travaillée pour en dévoiler le fond. Mais là encore, si on gratte un peu il n’y a pas grand chose : tout juste apprend on que l’auteur a voulu qu’on ait l’impression de se balader dans un hôpital psychiatrique. Plutôt mince comme approche artistique.

Enfin, dernière possibilité, ce disque est une blague. Ceux qui en sont à l’origine ont voulu montrer qu’un peu de notoriété et un cache sexe pseudo intellectuel suffisait à faire signer une grosse daube, et même à recueillir de bonnes critiques (si si, je vous assure). Vu sous cet angle, ce disque devient une franche réussite.

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