KVELERTAK - Meir

Chronique

Pochette de l'album Meir par Kvelertak
  1. Åpenbaring
  2. Spring Fra Livet
  3. Trepan
  4. Bruane Brenn
  5. Evig Vandrar
  6. Snilepisk
  7. Månelyst
  8. Nekrokosmos
  9. Undertro
  10. Tordenbrak
  11. Kvelertak

Site(s) du groupe :

MySpace de Kvelertak
Par Olivier No Limit & Niklas

Publié le 07/04/2013

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En 2010 je découvrais Kvelertak par Kvelertak et me prenait une grosse claque. Depuis petit poisson est de venu grand car ce groupe Norvégien a remporté deux victoires de la musique et sa cote n’a cessé d’enfler comme celle d’un vent d’hiver. Et les revoilà avec ce Meir, un bijou de Black/Punk'n’ roll et Rock classic. 

Toujours produit par Kurt Ballou (Converge), ce cd a le mérite de bien mettre en relief les trois guitares qui jouent au sein de cette formation ; s’en dégage un son qui vous prend aux tripes ; Peut-être un peu moins black que leur précédent méfait, mais tout aussi violent et malsain dans les énergies dégagées. Cependant la voix du frontman possède toujours  de ce grain noir metal qui fait grincer les dents de ceux qui ont peur de ce genre.

Ce que j’aime dans leur démarche c’est le mélange des genres et la façon parfaite dont ils arrivent à mixer les  styles.Au début du black, les purs et durs conspuaient le rock, n’empêchent que bon nombre de ses musiciens le respectent, voir le joue. Et oui, les gars de Kvelertak exécutent la carte du punk n’ roll avec une très grosse louche de Classic Rock. En plus ils se paient le luxe de nous balancer des mélodies accrocheuses en diable qui vous chopent aux visages comme les griffes d’un cougar enragé. Pour exemple je citerai Bruane Brenn et Tordenbrak.  En lisant ces titres vous vous rendrez compte qu’ils écrivent dans leur langue.

Je trouve cet album excellent car étant du style éclectique  mon âme de rockeur est aussi satisfaite que celle de mon âme metalleux extrême. Ils savent  mettre en avant de qui fait la force des genres musicaux qu’ils abordent, à savoir : le côté dérangeant du black ainsi que son aspect furieux. La rage du punk 'n’ roll, immédiate, sans foi ni loi ; les mélodies attachantes et prenantes de ce qui fait le classic rock.

Au début de leur carrière ils ne s’attendaient pas à connaître un tel engouement, c’est le public qui a décidé pour eux, un peu comme ces films d’auteur sans prétentions qui deviennent des musts.

C’est un signe !

Note : 4/5 

Olivier No Limit

Kvelertak c’est l’Ovni de l’année 2010 et, n’ayons pas peur des mots, la grosse révélation de cette année là ! Sortis de nulle part, enfin si de Norvège, les gaziers débarquent avec un premier album complètement déjanté et bien ficelé produit par Kurt Ballou (Converge) et un artwork soigné signé John Dyer Baizley (Baroness). Tout ça sentait un peu le gros coup marketing, mais la critique comme le public ont adhéré au travail du groupe entre punk/hardcore des familles, fureur rock’n’roll et black metal velu.
Il aura fallu presque trois ans pour entendre enfin la suite, avec le même line-up et ce bon vieux Ballou derrière la console !

On prend les même et on recommence ? Non pas vraiment, les premières écoutes peuvent même s’avérer assez déroutante si l’on a été « fan » du premier. En effet, ce qui frappe à l’écoute de Meir, c’est qu’il est bien moins radical, moins extrême que son prédécesseur. Ce n’est pas pour autant que la vitesse est mises au placard, j’en veux pour preuve un nombre non négligeable de blasts disséminés ici ou là. Mais la grosse nouveauté c’est en fait  l’approche plus (Hard) Rock des morceaux, même si la base Punk/Hardcore est conservée avec notamment la voix très écorchée et énervée. La composante Black se fait plus discrète, on la retrouve clairement sur certains morceau (Trepan,pour ne pas le citer) mais surtout insidieusement présente dans le riffing ou les harmoniques de grattes, comme un réel héritage génétique. Norvège oblige.
Les morceaux sont également très équilibrés et structurés, ça donne un peu moins l’impression d'un grand n’importe quoi,malgré une fougue toujours aussi évidente. Un aspect presque progressif s’affirme un peu plus, comme le laissaient présager les derniers morceaux de l’album éponyme. En effet, Undertro  taquine les sept minutes avec une belle monté dans un style Classic Rock des plus efficaces.

Malgré toutes ces nouveautés Kvelertak reste Kvelertak. Vous l’aurez compris, ici on fait péter toutes les frontières des genres ! Les Norvegiens bouffent à tous les râteliers. Ça reste furieusement énergique et bien foutu. Tant est si bien que le réel tour de force de Meir est qu’il est vraiment très homogène même s’il pioche encore plus d’influences. C’est bluffant de voir à quel point des plans, des morceaux si différents s’enchaînent avec tant de facilité. Ce point fort serait d’ailleurs, paradoxalement, peut-être l’unique point faible de ce disque.
En effet, aucun titre ne se démarque vraiment, il n’y a pas LE Tube emblématique qui serait la cerise sur le gâteau comme Mjød ou Bloodtorst sur le précédent. Néanmoins, il ne sera pas rare de se surprendre en train d’hurler en yaourt les paroles (écrite en Norvégien) sur des refrains taillés pour le live.

Au final Kvelertak nous pond un album bien fournit, riche et toujours aussi (ré)créatif ! Débordant d’énergie, brut de décoffrage les qualificatifs ne manque pour souligner à quel point la galette distribue des baffes par paquets de douze ! En bref, de la très bonne came dont il ne faut surtout pas hésitez à abuser ! Et surtout à attraper en live !!

Note : 4/5

Niklas.

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