[LETO] - Degré Zéro

Chronique

Pochette de l'album Degré Zéro par [Leto]
  1. Entré
  2. Psykotik
  3. Degré zéro
  4. Le Jardin de l’au delà
  5. L’etau v3.0
  6. Confession
  7. Sortie
Style : voir chronique
Par Bloody

Publié le 01/12/2004

 

Impossible de ne pas penser à Aqme tout au long de l’écoute de ce mini CD de [Leto] tant le “principe” est le même : gros son neo sur lequel se couche un chant mélodique en français, le tout organisé comme une alternance de parties musclés ( le terme violent un peu exagéré pour parler de la musique de [Leto] ) et de passages plus doux avec des guitares perlées. Le chanteur à vraiment une belle voix mais on pourra faire deux reproches : il devrait éviter les intonations cher à nos élèves de la Star’ Ac’ qui peuvent être parfois stressantes ( mais oui vous savez : la voix qui tremblote, ou qui force tout en montant dans les aigus ) et on notera aussi quelques difficultés à pousser de bons rugissements bien métal puisque les quelques tentatives font un peu sourire.

Passons ensuite au détail de la chose : la première plage est une courte introduction instrumentale, puissante, qui aurait tout aussi bien pu faire partie du premier “vrai” morceau, ”Psykotik”. Un titre qui, tout comme le suivant, est vraiment superbe : les harmonies à deux voix, les guitares, parfois fines, parfois lourdes, développent une émotion à fleur de peau. [Leto] joue ici une musique d’une rare finesse qui dévoile de grande qualités mélodiques. Le problème c’est qu’après le groupe se plante complètement en proposant une ballade d’une rare niaiserie. “Le jardin de l’au-delà” est un morceau à la limite de l’indigne pour un groupe de rock et à fortiori de métal : un pauvre piano qui répète toujours la même chose, un violoncelle qui joue deux notes et un chanteur qui devient vite insupportable avec ses tentatives de voix torturés. Dommage, d’autant que le morceau suivant est trop décousu pour être efficace, le refrain électrique se marie à mon goût plutôt mal avec le couplet pop, et plus simplement le tout est assez ennuyeux.

Heureusement arrive "Confession”, ce qui permet de terminer le cd sur une bonne impression : de nouveau l’osmose entre le chanteur et les instruments fonctionne, et le groupe n’en fait pas trop, ce qui leur permet de rester crédible et d’accoucher là encore d’un beau moment de métal émotionnel. La septième plage fini comme la première l’a commencé : cours instrumental avec des riffs neo. Suit un long ghost track qui est plus ou moins un pot pourri de ce qu’a fait le groupe avant. Moralité : on se retrouve avec 5 titres dont seulement 3 valent le coup, et cela seulement si on aime ce genre de metal-pop pas trop violent. Ça fait quand même un peu léger.

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