MECHINA - Acheron

Chronique

Pochette de l'album Acheron par MECHINA
  1. Proprioception
  2. Earth-Born Axiom
  3. Vanquisher
  4. On The Wings Of Nefeli
  5. The Halcyon Purge
  6. Lethean Waves
  7. Ode To The Forgotten Few
  8. The Hyperion Threnody
  9. Adrasteia
  10. Invictus Daedalus
  11. The Future Must Be Met

Site(s) du groupe :

MySpace de MECHINA Site web de MECHINA
Par Dzo

Publié le 28/07/2015

 

Mechina est un groupe que j’ai découvert complètement par hasard sur Youtube, sur lequel je suis tombé en tapant initialement Acheron (comprenez à la base je cherchais à écouter le groupe de Black/Death  du même nom venant des Etats-Unis). La lecture automatique a pour une fois bien fait les choses, car la découverte d’Acheron, cinquième opus de ce combo venant de l’Illinois, m’a bluffé par ses ambiances, sa diversité musicale et sa technique.

Difficile de définir le genre musical du groupe, tant ils exploitent un panel important d’influences différentes, allant de  Fear Factory (pour son côté batterie/double pédale très présente et ce son Indus) en passant par Devin Townsend Project (pour la présence du chant féminin aérien et l’atmosphère). Le tout baignant dans une ambiance spatiale, presque avant gardiste, soutenu par un chant Death puissant.

Aux premiers abords, je ne suis vraiment pas friand de ce brassage habituellement, mais là, tout est tellement bien ficelé que l’album s’écoute d’une traite sans que la redondance ou l’ennui puisse s’installer. Comme je le soulignais plus haut, la force de cet opus réside au niveau de sa diversité. On retrouve ainsi des passages bien brutaux et techniques, pour se retrouver quelques minutes ensuite dans une sorte de Dark Ambiant aux nappes atmosphériques profondes, prenantes et puissantes. La voix féminine apporte incontestablement une touche de sensibilité palpable qui contraste bien avec la brutalité d’autres titres.

L’album commence par ‘Proprioception’ suivi de ‘Earth-Born Axiom’, deux titres qui font office d’intro (comptez tout de même onze minutes d’écoute rien que pour eux) et nous font entrer dans l’univers si atypique de Mechina. Ces deux titres à l’ascension progressive, mêlent chœurs, voix féminine en arrière-plan et gros riffs soutenue par une batterie programmée qui remplit bien sa part de boulot. Curieusement, ce chant féminin me fait penser à la bande son… d’Halo 3! C’est certainement mon côté geek qui ressort. On rentre dans le vif du sujet avec ‘Vanquisher’ où intervient pour la première fois le chant Death, soutenu par la riche instrumentation.

‘On The Wings Of Nefili’, voyage spatiale aux confins de galaxies parallèles, est à mon sens le morceau le plus prenant de cette galette, rassemblant les ingrédients que j’évoquais plus haut. Il me fait également penser à l’album Addicted de Devin Townsend Project, où ce dernier était accompagné de la chanteuse Anneke van Giersbergen (ex-The Gathering). Le ton s’adoucit avec l’habile ‘Lethean Waves’, une piste ambiante qui apaise un temps les esprits. L’album regorge également de surprises à l’image de ‘Ode to the Forgotten Few’, un titre aussi étonnant que poignant qui se caractérise uniquement par le chant féminin accompagné du clavier, donnant une dimension aérienne et mystique à l’univers de Mechina. Ce changement régulier de ton et d’atmosphère est typiquement le genre de chose qui allège l’écoute et efface toute linéarité possible.

Brassage habile entre pleins de styles différents, la force de Mechina est de nous transporter d’une sphère à une autre avec des compositions certes parfois assez complexes, mais conçues avec une grande habilité. J’ai été très étonné de voir également que l’album a été autoproduit par le groupe, chapeau car le son est puissant et n’a rien à envier à certaines autres grosses productions sortant de gros studios.

On repart sur un titre un peu plus conventionnel, plus ciblé Death indus/sympho avec ‘The Hyperion Thenody’, aussi long que complexe, mais toujours bien structuré. ‘Adrasteia’ est quant à lui entièrement ambiant et fait office d’interlude avant de rentrer à nouveau dans le vif du sujet avec ‘Invictus Daedalus’, assez brutal et symphonique à la fois.

L’album se clôture sur ‘The Future Must Be Met’, une Outro là encore sous forme d’ambiances douces et apaisantes.

Au risque de me répéter, j’ai adoré cet opus pour son côté décalé et anticonformiste. Ce mélange de sous-genres mêlés au côté épique du chant féminin donnent un produit fini rudement bien construit. Plus mature que les précédents opus (que j’ai écouté par la suite pour me faire une idée globale du groupe), Acheron est une pièce qui séduira les amateurs de Metal extrême, sous condition d’être un minimum ouvert d’esprit, et plaira aussi certainement aux fans de science-fiction/jeux vidéos qui aiment flotter à quelques sphères du quotidien.

 

Partager cet article

Notes des internautes (cliquez pour noter) :

  • Actuellement 0 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note : 0/5 (0 note(s) attribuée(s))

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Identifiez vous ou enregistrez vous pour noter cette page.

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Live reports