MYSTICUM - In The Streams Of Inferno

Chronique

Pochette de l'album In The Streams Of Inferno par Mysticum
  1. Industries of Inferno
  2. The Rest
  3. Kingdom Comes
  4. Wintermass
  5. Crypt of Fear
  6. Where The Raven Flies
  7. In Your Grave
  8. In The Last Ruins We Search for a New Planet
  9. Eriaminell (Bonus)
  10. Black Magic Mushrooms (Bonus)

Site(s) du groupe :

Site web de Mysticum
Par Dzo

Publié le 01/04/2013

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L’année 2013 est décidément symbole de rééditions à posséder. En effet, après la seconde parution de ‘Supremacy’ de The Eye il y a quelques jours chez Debemur Morti, c’est au tour de Peaceville (Darkthrone, Gallhammer) de sortir de derrière les fagots l’album souche qui a permis au Black Indus de voir le jour.  Le nom de cet opus: ‘In The Streams Of Inferno’ de Mysticum, pièce absolument introuvable aujourd’hui à moins d’y lâcher la liasse de billets sur la table (et je dis ça en connaissance de cause).

Au programme de cette réédition, un nouvel artwork bien plus sombre que le précédent, et surtout plus dans la thématique du style musical du groupe. Ce dernier reflète un paysage sombre d’usines industrielles avec une touche ‘so dark’. L’édition digipack propose également un dvd avec les performances live de la formation à l’époque de la sortie initiale de l’album en 1996. Un petit plus appréciable pour les amateurs du groupe, les prestations live de Mysticum n’étant pas aussi fréquentes que celles de Vader. Il y a deux concerts, un filmé en Angleterre et le second en Norvège qui lui par contre, est absolument nul car on ne voit quasi rien.

Au-delà du design très réussi de la pochette, Mysticum a mis les petits plats dans les grands en retravaillant également le son de ‘In The Streams Of Inferno’. En effet, le principal défaut résidait dans la production de la version native qui manquait clairement d’impact. Une production lissée avec un peu plus de poigne donc (notamment au niveau des parties batteries programmées), mais j’avoue que je m’attendais quand même à quelque chose de plus rentre-dedans à ce niveau-là.

Les vociférations stridentes, torturées et spectrales de Cerastes apportent une ambiance réellement froide, lourde et psychédélique à cet album, qui est pour le moment le seul de leur discographie. Pour les néophytes, il faudra s’habituer à la boîte à rythme très techno-électro et aux guitares ultra saturées qui font office de véritable mur du son et qui à la longue, manque un peu de variété dans les riffs mais apportent une lourdeur non négligeable aux morceaux. ‘The Rest’, ‘Kingdom Comes’ ou l’écrasante ‘When The Raven Flies’ pour ne citer qu’eux, sont d’une grande efficacité, caractérisés par une ambiance industrielle lugubre bien incorporée et une noirceur abyssale.

‘Crypt Of Fear’ (qui sera brillamment reprise plus tard par Ad Hominem sur ‘Climax Of Hatred’) fait également parti des meilleures chansons, alliant ambiance martiale et misanthropie au plus haut point. L’opus se termine sur une outro instrumentale minimaliste (‘In The Last Of The Ruins We Search For ANew Planet’), mais qui laisse planer une certaine anxiété. Il n’y a pas à dire, le trio a fait preuve d’une grande ingéniosité pour produire ‘In The Streams Of Inferno’, même si les substances illicites consommées à haute dose y sont probablement aussi pour quelque chose.

En se remettant dans le contexte de l’époque où, à la même année sortait ‘Filosofem’ de Burzum et ‘Antichrist’ de Gorgoroth, Mysticum a dû en déconcerter plus d’un avec sa musique novatrice sortie de nulle part, où ambiances électro psychédélique et Black Metal se lient pour former ce qu’est cet opus.

Deux morceaux issus d’un autre enregistrement ont été ajoutés pour cette réédition, mais je dois avouer que malgré quelques écoutes répétées, je les trouve moins prenantes par rapport au vrai contenu de l’album.

Considéré comme culte par certains, détesté par d’autres pour le côté technoïde et forcément impure aux yeux de la scène Black norvégienne, il est évident que Mysticum n’est pas un groupe comme les autres, voir considéré comme un OVNI au sein du milieu. Son statut de pilier du genre démontre tout de même que cet opus a marqué les esprits.

Cette réédition permettra de remettre au goût du jour la formation qui, après des années de silence et d’absence, est sur le point de sortir ‘Planet Satan’ courant de l’année, en espérant qu’il soit aussi marquant que celui-ci. Un album à conseiller pour ceux qui suivent Aborym, où on retrouve d’ailleurs Prime Evil en tant que chanteur sur ‘Generator’.

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