NACHTMYSTIUM - Silencing Machine

Chronique

Pochette de l'album Silencing Machine par Nachtmystium
  1. Dawn Over the Ruins of Jerusalem
  2. Silencing Machine
  3. And I Control You
  4. The Lepers of Destitution
  5. Borrowed Hope and Broken Dreams
  6. I Wait In Hell
  7. Decimation, Annihilation
  8. Reduced to Ashes
  9. Give Me the Grave
  10. These Rooms In Which We Weep

Site(s) du groupe :

MySpace de Nachtmystium
Par Raven

Publié le 11/11/2012

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Chaque nouvel album des Américains de Nachtmystium constitue un événement à sa sortie. Après 2 albums de 'black metal psychédélique' (Black Meddle Part I et II) qui ont retourné les oreilles de la plupart des auditeurs, Silencing Machine débarque avec son lot de nouvelles expérimentations. La pochette, plus sobre dans son contenu (quoique) par rapport aux 2 derniers, annonce aussi un nouveau virage dans la musique de Nachtmystium.

Silencing Machine comporte un total de 10 morceaux.

L'entrée en matière se fait de manière brute et froide avec : Dawn Over the Ruins of Jerusalem. La montée en puissance et l'enchainement des riffs sont maintenus à une cadence soutenue. La voix de Black Judd est aérienne, dominant complètement la chanson, et le refrain est imparable. C'est une très bonne chanson. La suite avec le morceau éponyme de l'album, Silencing Machine, qui est presque un enchainement direct avec le premier titre. Le son de la basse est énorme, et donne un rendu froid et mécanique à la musique de Nachtmystium. Les riffs de guitare s'enchainent toujours à tout-va, et notons aussi l'ajout de petits effets psychés pour donner un atmosphère supplémentaire à la chanson. Après 2 gros morceaux, And I Control You change de tempo et baisse dans le rythme. L'ambiance est plus dark, plus black (ça se ressent aussi dans la voix de Blake Judd). Les riffs sont plus lourds, et les ajouts d'effets se font de plus en plus entendre, afin de renforcer davantage l'atmosphère noire de la chanson. Cette baisse de rythme se confirme avec : The Lepers of Destitution. Un morceau triste dans son ensemble. Une ambiance légère histoire de souffler un peu. Durant la chanson, le rythme va quand même s'élever avec la voix et les guitares, pour garder un minimum en haleine l'auditeur. La suite avec le très rock, Borrowed Hope and Broken Dreams, dont les mélodies sont très douces par rapport à ce que Nachtmystium fait d'habitude. C'est surprenant mais on s'y habitue. Ce côté varié dans les compositions, allant du black metal soutenu à des morceaux plus rock, s'enchainent plutôt bien.

C'est là qu'intervient le hit de Nachtmystium avec : I Wait in Hell. C'est le retour à la violence, avec des riffs ravageurs qui fonctionnent terriblement bien. Le rythme est plus élevé, et les passages sont plus musclés, sauf à la fin de la chanson où c'est plus cool et plus rock. Un putain de morceau !

Après la violence, on enchaine dans le malsain avec : Decimation, Annihilation. Le son de la basse est bizarre, et renforce les côtés mécaniques et froids de Silencing Machine. D'ailleurs, ces côtés surplombants l'atmosphère deviennent jouissifs à partir de 2 minutes 10. Retour dans le black avec Reduces to Ashes, mais avec cette fois-ci un côté atmosphérique dans les riffs et l'ambiance. Le rythme de la chanson est soutenu. Bon morceau dans l'ensemble. Les 2 dernières chansons de l'album, Give Me the Grave et These Rooms in Which We Weep, sont moins black et plus rock expérimental dans le contenu. Il y a toujours ces petits effets froids et psychés qui renforcent l'ambiance des morceaux. Le rythme se pose de plus en plus. On atteint le dépressif dans la dernière chanson, jusqu'à que celle-ci s'accélère vers la fin.

Mes titres préférés dans Silencing Machine sont : Dawn Over the Ruins of Jerusalem, And I Control You, I Wait in Hell, et Decimation, Annihilation.

Ce nouvel album de Nachtmystium est excellent !

Après 2 albums de 'black metal psychédélique', le combo américain de Blake Judd a réussi l'exploit de renouveler sa musique avec Silencing Machine. Bien qu'il garde des petits effets psychés dans les compositions, le rendu dans sa globalité est carrément tout autre. Silencing Machine est beaucoup plus expérimental, froid et mécanique. D'ailleurs, ces sonorités froides et mécaniques m'ont fait penser aux 2 derniers albums de Killing Joke.

La production est bien foutue, car on différencie bien les éléments, allant des grosses guitares aux moindres effets ajoutés dans la musique. Ce n'est pas un album de black metal traditionnel, pur et dur. Dans Silencing Machine, les compositions sont variées, allant du gros black metal à des morceaux plus rock. Cette variété peut gêner pas mal d'auditeurs qui préfèrent le brut. Heureusement, l'enchainement est homogène. Et si on creuse un peu plus avec plusieurs écoutes, Silencing Machine de Nachtmystium révèle un potentiel monstrueux.

Avé Nachtmystium !

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