NECROMANDUS - Orexis Of Death & Live

Chronique

Pochette de l'album Orexis Of Death & Live par Necromandus
  1. Mogidisimo
  2. Nightjar
  3. A Black Solitude
  4. Homicidal Psychopath
  5. Still Born Beauty
  6. Gypsy Dancer
  7. Orexis of Death
  8. Mogidisimo (Reprise)
  9. Judy Green Rochef (live)
  10. Still Born Beauty (live)
  11. Homicidal Psychopath (live)
  12. Gypsy Dancer (live)
  13. Limpet Man (live)
  14. A Glack Solitude (live)
  15. Orexis Of Death (live)
  16. Nightjar (live)

Site(s) du groupe :

MySpace de Necromandus
Par Born Töo Late

Publié le 21/10/2011

 

NECROMANDUS - OREXIS OF DEATH & LIVE

Réédition Rise Above Relics 2010

NECROMANDUS, voilà encore un de ces nombreux groupes des 70’s qui est malheureusement tombé dans les abîmes du Heavy Rock naissant. Pourtant à l’époque ces gars là étaient vraiment à deux doigts de faire une bien belle carrière digne d’un Black Sabbath. Black Sabbath pas si éloigné que ça, le manager de ce petit groupe du nord de l’Angleterre n’était autre que Mr Iommi. D’après l’obscure légende, monsieur Iommi se serait pris une bonne claque en voyant un concert de ces gars là….

On est en 1970 à Cumberland, deux petits groupes amateurs nommés JUG et HEAVEN split. De ce split, Barry "Baz" Dunnery (guitare), Dennis McCarten (basse), Frank Hall (batterie) et Bill Branch (chant) forment un groupe du nom de HOT SPRING WATER. Jusqu’à présent ils se contentent de reprendre des titres de bluesmen comme John Lee Hooker ou encore Sonny Boy Williamson. Avec l’arrivée d’un promoteur du nom de Norman Hood (un proche collaborateur d‘un certain Tony Iommi), le groupe change de nom et opte pour NECROMANDUS. A partir de là, le groupe commence à se produire dans les salles de concert de Liverpool, Bradford et j’en passe. Tony Iommi en voyant le groupe sur scène propose de devenir leur manager. NECROMANDUS ouvre fréquemment pour BLACK SABBATH, NAZARETH et leur arrive même d’être en tête d’affiche avec des premières parties comme BULLDOZER ou un petit groupe nommé JUDAS PRIEST.

En 72 Tony Iommi leur dégote un contrat avec le label Vertigo (c’était le label de Sabbath…étrange coïncidence ?). Le groupe entre en studio, et enregistre des morceaux pour un LP, mais ils ne sont pas du goût de Mr Iommi. Il décide de les renvoyer du studio et leur suggère de revenir avec des morceaux de meilleure qualité.  En février 73, le groupe entre à nouveau en studio et là, c’est la classe ! Bon pas si classe que ça aux yeux des membres du groupe qui ne savent plus trop ce qu’ils veulent. Rick Wakeman (virtuose claviériste de YES) était même invité à ajouter des parties sur les pistes. Après de longs mois d’hésitation, le label Vertigo décide de sortir l’album tel quel pour l’automne 73, mais le guitariste Barry Dunnery décide de quitter le groupe pour  «divergence musicale». Iommi perd patience et abandonne le projet "Orexis Of Death".

Les membres du groupe mettent fin à NECROMANDUS.

Voilà dans les grandes lignes l’histoire de ce groupe. Ce n’est qu’en 1999 (date officielle ?) que l’album fût sorti des cartons. Après, s’en suivent quelques rééditions en petites quantités sur quelques labels et sous plusieurs noms. La version que j’ai, en bonne place dans ma discographie, est une réédition du label RISE ABOVE « RELICS », une branche de RISE ABOVE plutôt jeune qui réédite des tueries dans le genre. Cette réédition comprend l’album bien évidement, et un bonus de 8 titres live enregistré le 30 Mars 73 au Casino de Blackpool. Il est bien foutu, un bon livret, des photos, la petite histoire, en somme la bonne réédition bien complète.

Rentrons dans le vif du sujet, premier morceau, une courte intro intitulé Mogidisimo (là, faut le savoir mais c’est un anagramme, réponse en fin chronique), on enchaîne ensuite sur 6 morceaux mélangeant des plans ultra groovy à la Atomic Rooster ou encore à la Incredible Hog, des ambiances Sabbathienne, des passages limite jazz. Le deuxième titre vous cale déjà dans l’ambiance Heavy Rock des 70’s. Gros riff à la gratte qui prend tout son sens avec une batterie bien groovy. Niveau basse, nuancée à fond, de petites descentes de gamme et autres arrangements s’accordent à merveille, un chant éraillé, des fois faussement accompagné, mais faut me croire, la magie opère ! La gratte de Dunnery nous écrase avec un solo digne d’un virtuose du manche.

Les titres suivants ne font que confirmer ma première approche. Du début à la fin, l’album s’enchaine magnifiquement. Des morceaux joués à la perfection, des riffs toujours aussi bons des soli ultimes. Par moment j’ai même l’impression de capter des passages à la Ten Years After des débuts, ces plans incroyablement jazz/blues comme ils savaient les faire à l’époque, et là sans prévenir les bons gros riffs de gratte débarquent pour salir tout ça, mélange subtil à souhait. Il parait même que certains morceaux ont été agrémentés de soli de Mr Iommi en personne!

Cette « Relique » est vraiment une pure tuerie pour les amateurs de vieux sons rares et qui valent vraiment le coup qu’on s’y intéresse un minimum. Cependant, j’aurais aimé qu’ils fournissent un peu plus de boulot en studio, à peine 6 réels morceaux (en enlevant l’intro et l’outro qui ne sont rien de plus que les mêmes, mise à part une partie gratte acoustique rajoutée sur l’outro), ça laisse un peu sur sa faim. Mais ! Bonne réédition oblige, on est reparti pour 8 morceaux live dont 2 inédits. Ok, le son laisse à désirer contrairement aux pistes studio, on sent bien du concert enregistré à l’arrache, dans une petite salle où il y’ a tellement peu de monde que ça résonne, un public soit absent, soit complètement à l’ouest. Il reste tout comme la partie studio, impeccablement bien exécuté, avec quelques petites subtilités en prime. Malgré tout je conseille quand même de ne pas écouter ce live sur un ordinateur ou un truc du genre. Il faut se munir d’un minimum de Bass pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.

Pour moi, une perle de l’underground des 70’s, pour les fans qui aiment encore se prendre des bonnes claques musicales à l’heure où l’industrie musicale regorge de daubes qui arrivent à vous faire saigner les oreilles. C’est comme ça, on ne refait pas l’histoire, NECROMANDUS aurait pu faire de grande chose selon moi si les gars étaient restés dans leur trip, c’est à se demander s’ils ont peut-être senti que le vent tournerait dans le mauvais sens…

 

J’oubliais la réponse de l’énigme : IOMMI IS GOD ! Ha!

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