OPETH - "Watershed"

Chronique

Pochette de l'album "Watershed" par OPETH
  1. Coil
  2. Heir Apparent
  3. The Lotus Eater
  4. Burden
  5. Porcelain Heart
  6. Hessian Peel
  7. Hex Omega

Site(s) du groupe :

MySpace de OPETH Site web de OPETH
Style : voir chronique
Par XS

Publié le 25/06/2008

 

(Rock psyché 70's - Death) Une tournée "Damnation" difficile et pleine de tensions, un huitième album réalisé dans un climat de quasi tourmente, un changement de line-up avec une tournée et re-voici enfin OPETH, avec leur neuvième album studio.
Après les critiques concernant « Deliverance » et un certain mutisme face à "Ghost Reveries", qu'en est-il réellement pour « Watershed » : masterpiece ou … ?

1) Artwork, offre et packaging
L'artwork est vraiment très réussi. Fini les paysages en noir et blanc et vive les photos début du siècle avec une forte teinte verdâtre du plus bel effet.

L'album est vendu en 2 versions :
- une version standard avec les 7 titres,
- une version collector avec un dvd bonus.
Le second disque contient donc :
- mix complet de l'album en 5.1,
- des titres bonus,
- interviews et sessions pré-enregistrement qui permettent au spectateur de découvrir chaque membre, leur personnalité ainsi que l’unité du groupe déjà très aboutie.

Si la version classique est tout simplement distribuée dans une boite crystal, la version collector se compose d'une première enveloppe cartonnée imitant un pli jauni par le temps. L'intérieur, quant à lui, est doré et chaque galette est contenue dans un étui slim un peu comme les cd promo (gloups).

2) Le line-up
Mikael Åkerfeldt : lead vocals & lead and rythm guitars,
Fredrik Åkesson : lead and rythm guitars (ex-ARCH ENEMY),
Martin Axenrot : drums (ex-BLOODBATH),
Martin Mendez : bass,
Per Wiberg : keyboards & back vocals.

Malgré le fait que Mikael Åkerfeldt règne quasi-despotiquement sur la création artistique du groupe (de son propre aveu d'ailleurs), l'influence des nouveaux membres est déterminante et se ressent très rapidement, notamment dans les parties plus métal de "Watershed".

3) La musique
- La voix : Mikael Åkerfeldt a beau nous répéter en concert qu'OPETH est un groupe de Death, on a le droit à une faible proportion de voix caverneuse et une utilisation croissante de la voix claire. Mais ne croyez pas que cela gâche le potentiel, bien au contraire ...
Car vous l'entendrez vite, la grande force de « Watershed », ce sont les mélodies et les parties "cool". D'ailleurs, Mikael Åkerfeldt a fait d'énormes progrès vocalement. Il dispose aujourd'hui d'une vraie identité vocale qui sait être subtile quand il le faut.

- L'instrumentation : c'est une de mes grandes déceptions vis à vis de "Watershed". En effet, si Per Wiberg fait merveille en créant des ambiances et en tirant tout le groupe vers le haut, il n'en va pas de même pour les autres. Et là, je pense tout particulièrement aux derniers arrivés.
Le jeu de guitare est certes musclé (ARCH ENEMY oblige) mais manque cruellement de subtilité, d'ingéniosité et de vertuosité. Du coup, certains riff Death sont simplistes et n’apportent rien ! Quant à la batterie, ce n'est pas l'introduction de quelques blast ou ghost notes qui changeront quoi que ce soit. Le jeu de Martin Axenrot est pauvre aux cuivres et affligeant à la caisse claire :(
Vous l'aurez compris, on est donc loin, très loin de Peter Lindgren. Mais surtout, il manque la subtilité, le touché et la sensibilité toute latine de Martin Lopez qui faisaient alors toute la différence.

- La composition : exit le prog, bye-bye les envolées planantes de "Blackwater Park", au revoir les créations complexes mais homogènes et cohérentes, fini aussi les reprises / cassures d'un "Deliverance", ... et bienvenu dans un album aux influences rock psyché 70’s et complètement destructuré.
En effet, l'album est parsemé de coupures, de break, de silences, de voix parlées, ... Du coup, tout l'ensemble sonne comme la chambre d'un adolescent en période de révisions : plein de ressources insoupçonnables mais difficile de les repérer et d’y faire le tri !!!
En plus et pour ne rien arranger, certaines parties métal sont d'une pauvreté inimaginable pour OPETH, au point de m’avoir fait changer de morceaux très régulièrement.

4) Ce qui est à retenir
A titre tout à fait personnel, comme l'ensemble de cette chronique, je retiendrai les éléments suivants :
- "Coil", très joli morceau folk, interprété en duo avec la petite amie de Martin Axenrot,
- "The lotus eater" dont la rythmique cerronesque de Martin Axenrot fait merveille au sein d'un break jazz rock très surprenant et mené très brillamment par les claviers,
- "Burden", d'inspiration scorpionesque, au solo d'orgue absolument magnifique. Je regretterai simplement que ce solo intervienne si tôt dans le morceau (fin de premier couplet) alors qu’il aurait mérité de se positionner après une plus longue montée en puissance,
- "Hessian Peal" dont l'introduction à la guitare sèche est du plus bel effet,
- en enfin Per Wiberg ! Alors qu’il faisait partie de mes grandes peurs lorsque sa présence au sein du groupe a été officialisée, il apparait aujourd'hui comme le membre le plus déterminant.

Pour conclure et vous l'aurez sans doute compris au fur et à mesure de ma chronique, je suis assez désappointé voire même déçu. Pour la première fois, je n'arrive à écouter que quelques morceaux (3 en tout) et je passe le reste. Les amateurs de « Morning rise » y trouveront peut être leur compte mais pour ma part, je dirais simplement que c'est un très bon album pour FARMAKON mais une œuvre bien moyenne pour OPETH.

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