Chronique
- Dont belong
- Close your Eyes
- Grey
- Red Shift
- Sun fading
- All this was
- For all you
- leave behind
- Accept the Pain
- Shine
- Spirit
- Forever After
- Over the Madness
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Publié le 17/03/2005
L'album éponyme des représentants du Paradis Perdu vient ponctuer 15 années d'une carrière bien remplie (pas moins d'une dizaine d'albums à leur actif). De 1990, date de la sortie de leur premier opus "Lost Paradise", à la naissance cette année de "Paradise Lost", il y a un énorme fossé.
Malgré l'étonnante évolution de leur musique, il semblerait que la noirceur et la mélancolie soient restées leurs lignes directrices (bien qu'ils aient manifestement perdu une bonne partie de leurs fans bases à la sortie de "One Second").
Produit par Rhys Fulber (Front line assembly, Fear Factory...), "Paradise Lost" regorge d'arrangements électroniques et de programmations, faisant ressortir le côté avant-gardiste des compos. Autant de guitares heavy ou electro-accoustiques s'alliant aux mixages des éclectiques vocalises forment une atmosphère sombre et pernicieuse, propre à l'environnement du groupe (le groupe venant du nord profond de l'Angleterre). Cette sensation est pourtant édulcorée de part les nappes de claviers et touches électroniques. Cette palette de richesses et de couleurs sonores reste pourtant tout à fait accessible, même pour les non initiés.
Un petit mot sur la chanson single "Forever After" ou le chant de Nick soutenu par la chanteuse de Tapping The Vein, s'immisce dans notre esprit et nous fait immédiatement penser à Depeche Mode (groupe faisant partie de leurs influences)
Au fil des années la musique de Paradise Lost s'est considérablement humanisée, passant des ambiances doom et riffs pesants aux compos accrocheuses, directes et colorées.
Indéniablement, certains passages nous rappellent des touches de leurs précédents albums mais s'il fallait le placer quelque part ce serait sans doute entre "One Second" et "Host".
A mes yeux, "Paradise Lost" représente avant tout un éloquent aboutissement de longues années de doutes, de frayeurs et de sueurs.
Ce groupe immuable a su braver toutes les modes et rien que pour cela : respect.



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